‹ Le Petit-Trianon (volume 3)Chapitre 118 sur 355 · Ml · texte numérisé non relu

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recevoir les officiers des gardes des princes, ceux des cent-suisses du roi et beaucoup d'autres personnes qui en furent très mortifiées. »

On pourrait croire, en lisant la correspondance de Mercy, que cette extension d'invitations ne dut se produire que plus tard. Mais les nouvelles à la main contemporaines nous montrent qu'elle commença dès 1780. La Correspondance secrète^ à la date du 8 septembre, dit, en parlant de la représentation de l'avantveille : « On a refusé, cette fois, l'entrée à beaucoup de courtisans qui avaient été admis aux autres représentations, entre autres au marquis de Crussol, capitaine des gardes du comte d'Artois, quoiqu'il fût de service ce jour-là. La raison en est qu'on s'était permis de critiquer un peu vivement les acteurs, sans épargner les premiers rôles*. » D'après \^s Mémoires secrets*, la reine, un jour, lasse de jouer devant les banquettes, aurait « fait entrer les gardes du corps de service, en exigeant que les Suisses prissent leur place dans cet intervalle. » Après le spectacle, S. M., s'adressant à l'auditoire, aurait dit : « Messieurs, a j'ai fait ce que j'ai pu pour vous amuser; j'aurais voulu mieux « jouer, afin de vous donner plus de plaisir'. » Le fait* peut être faux, mais on l'a nié sans preuves. S'il a eu lieu, c'est évidemment à une répétition; l'on sait qu'alors il s'établit entre la scène et la salle un échange de communications qui a pu amener ce petit discours. Il convient de remarquer d'ailleurs que les gardes du corps étaient des gentilshommes appartenant aux meilleures maisons de France.

Mercy parait compter pour rien la présence aux représentations des gens de service en sous-ordre. Il ne trouve rien d'é-

i; Lescure, I, 3i0.

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