Toutes les sculptures sont de Deschamps
4. Le procès-verbal d*estimation du 12 messidor an IV dil qu'il esl couvert en cuivre. Les comptes de 1780 ne parlent que d*une coupole en plomb. 0» 1877.
trophée de gibier; les bas-reliefs représentent les allégories des quatre saisons. Pour ces derniers, il n'y eut pas de tâtonnements : ils furent acceptés tels que rarchitecte les proposa dabord. Avant de s'arrêter aux frontons, on avait songé à placer sur chaque porte un groupe d'enfants figurant Tun des quatre éléments : l'effet ne fut pas jugé heureux, et l'on modifia cette partie du projet. A l'imitation du pavillon de conversation dans le jardin français, d* autres groupes d'enfants devaient orner la balustrade au sommet. On pensa sans doute qu'ils alourdiraient le monument, et ils ne furent pas exécutés. La frise est décorée d'une guirlande en plomb très habilement fixée sur la pierre. Quatre escaliers donnent accès à la plate-forme dont les entrées étaient gardées par quatre groupes de deux sphinx chacun. Ces derniers n*existent plus aujourd'hui*.
A l'intérieur, les murs furent revêtus de stuc*. Pour les décorer, on commanda trois projets de panneaux : le premier en camaïeu bleu, le second en camaïeu cramoisi, le troisième multicolore. Ils furent mis en regard l'un de l'autre, afin que la reine pût juger. Elle se décida pour le dernier'. Sur chacun des huit trumeaux sont peints des trophées « avec ajustements de fleurs », suspendus au-dessus de tables et de trépieds alternés. Ces trophées se composent d'instruments de musique, d'outils de jardir nage ou de pêche, de flambeaux, de thyrses, de caducées, de carquois, de cages ouvertes, de corbeilles et de chapeaux de
1. Deux d'entre eux avaient des cheveux nattés et des couronnes de fleurs; ils étaient velus d'un surtout à franges. Deux étaient coiffés à l'égyptienne et couverts d'une housse à glands. Le troisième groupe était drapé à Tantique. Les deux derniers sphinx avaient la tôle garnie de roseaux. Ceux-ci ont été conservés et placés sur les montants de la porte de la pépinière, près de la porte Saint-Antoine. Us coûtaient 330 livres pièce.
2. Par Chevalier. Coût : 5,620 livres. On mettait des brasiers, Thiver, pour empêcher l'humidité de se condenser sur les stucs.
3. Les travaux furent exécutés, entre le mois d*aoùt 1780 et le 29 mai 1781, par Le Riche, peintre-décorateur. Les panneaux modèles coûtèrent 2*336 livres, 4 sous. Le prix des peintures elles-mêmes s'éleva à 14,060 livres, plus 4,394 livres pour les rehausser d'or.