Ce décor coûta t,463 livres
6. On en fil imprimer 100 pour Topera, et 330 pour le ballet. 0* 3061.
7. Les salaires pour Tallumage et l'entretien des feux s'élevèrent ii 1,294 livres, 9 sous, 9 deniers.
rièrc le temple de TAniour 4,925 fagots. Pour le concerl dans le jardin, on adjoignit à Torchestre du régiment des gardes françaises trente-quatre musiciens des gardes suisses qu'on fit venir de Courbevoie*.
La baronne d*Oberkirch, qui accompagnait la comtesse du Nord, nous a laissé sur cette fête quelques détails intéressants*. Elle y parut elle-même en grand babit, avec une coiffure merveilleuse, chef-d'œuvre sans doute de la fameuse mademoiselle Berlin, qui, remarque le chevalier de l'Isle, avait été honorée de la première visite des augustes voyageurs à Paris. « JVssayai, » dit la baronne, a pour la première fois, une chose fort à la mode, mais assez gênante : des petites bouteilles plates et courbées dans la forme de la tète, contenant un peu d'eau pour y tn^mper la queue des fleurs naturelles et les entretenir fraîches dans les cheveux. Cela ne réussissait pas toujours, mais quand on en venait à bout, c'était charmant. Le printemps sur la tête au milieu de la neige poudrée produisait un effet sans pareil... La cour, » continue madame d'Oberkirch, « était radieuse; madame la comtesse du Nord avait sur la tête un petit oiseau de pierreries qu'on ne pouvait regarder tant il était brillant. Il se balançait par un ressort, en battant des ailes au-dessus d'une rose au moindre de ses mouvements. La Reine le trouva si joli qu'elle en voulut un pareil.
« II y eut ensuite un souper de trois tables a cent couverts par table. » D'après un état des ce grands traitements, festins et spectacles » offerts au comte et à la comtesse du Nord, qui est conservé aux archives de Seine-et-Oise', il y eut cinq tables : la table de la reine, quatre tables d'honneur, dont une spéciale aux « seigneurs russiens. » On dressa en outre quelques petites tables particulières : madame de Polignac eut la sienne. Nous