‹ Le Petit-Trianon (volume 3)Chapitre 17 sur 355 · Celte gravure offre Télat du jardin français vers · texte numérisé non relu

Celte gravure offre Télat du jardin français vers

gent ailée, prenant son essor vers l'Empyrée, emblème flatteur du maître de ce lieu.

La ménagerie et le pavillon paraissent avoir été terminés en 1750. La volière et les poulaillers furent construits en 1751 \ On mit la dernière main au salon frais en mai 1753*. Il est impossible d'établir le prix de cette première fantaisie de Louis XV. On relève dans les registres de comptabilité dont j'ai parlé plus haut, de 1749 à 1753, diverses sommes dont lé total monte à 253,846 livres, i2 sous, 6 deniers. Mais toutes les dépenses n'y sont pas spécifiées : il y manque celles de la couverture , de la sculpture, de la menuiserie, de la peinture. Les crédits affectés à Trianon ne forment pas, dans le compte des bâtiments, un chapitre particulier. Ce palais était considéré comme une dépendance de Versailles, et c'est sous la rubrique : Château de Versailles^ qu'on a inscrit les chiffres qui le concernent. Les entrepreneurs présentaient souvent des mémoires collectifs embrassant tous les travaux payables sur les fonds du chapitre, et alors, dans renonciation brève que le comptable consigne sur son registre après avoir délivré le mandat, on ne peut démêler ce qui appartient en propre, soit à la grande ménagerie située sur la route de Saint- Cyr, soit à Trianon.

En 1753, le nom de Petit-Trianon n'est pas encore donné à la nouvelle création de Louis XV. On l'appelle la nouvelle ménagerie de Trianon^ \q jardin de la ménagerie de Trianon, le nouveau jardin du roi à Trianon, quelquefois [ermitage de Trianon', à cause de l'analogie entre sa situation auprès du parc du Grand- Trianon et celle de l'Ermitage de Versailles qui avoisinait le bassin de Neptune. Ce n'est que vers 1759* que le terme de Petit-Trianon sera définitivement adopté.

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