‹ Le Petit-Trianon (volume 3)Chapitre 190 sur 355 · LES ENFANTS ROTAUX A TRIANON · texte numérisé non relu

LES ENFANTS ROTAUX A TRIANON

séquemmenl par le reste des personnes qui y étaient. J'y ai perdu mon argent, selon ma louable coutume... J'y ai vu M. d'Adhémar qui m'a beaucoup parlé de toi et de tout le plaisir qu'il avait eu de te recevoir à Londres. »

Louis XVI était enchanté de cette vie de famille. On constate par son journal qu'il se plaisait beaucoup à Trianon où il passait fréquemment toute la journée. Il aimait à lire dans le jardin, sur un banc, ou sous cette tente, que l'on voit décrite dans le procès-verbal de la vente du mobilier de la liste civile* : « en coutil, doublée de taffetas bleu, avec des jalousies. » Il était devenu très amoureux de la reine, qui se trouvait grosse pour la troisième fois. Marie-Antoinette, de son côté, se montrait plus soucieuse de lui être agréable. Elle ne jouait plus gros jeu comme jadis; c'étaitleloto, divertissement favori du roi*, qui avait les honneurs de la soirée. « J'ai encore été h Trianon samedi dernier'.., » dit madame de Bombelles, (c le Roi a joué au loto à côté de moi, et m'a traitée avec la plus grande distinction... »

Pendant ces deux voyages, il y eut trois spectacles : le 31 juillet et les 15 et 18 septembre, d'après le journal du roi*. Le 31 juillet, la comédie française donna le Comédien bourgeois, parade, et la comédie italienne : les Amours d'été, opéra-comique". Il y eut, après, une petite illumination'. Le 13 septembre, on joua le Barbier de Sécille, mis en musique par Paisiello. La pièce dut subir quelques coupures et retouches, car on trouve dans les comptes la mention d'une gratification de « 500 livres à Framery, auteur, pour avoir arrangé le Barbier de Séville, repré-

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