‹ Le Petit-Trianon (volume 3)Chapitre 233 sur 355 · LA LAITERIE · texte numérisé non relu

LA LAITERIE

pour que la Reine monte au portique^ ». Mais cette velléité ne fut pas suivie d* effet. Le plaisir de cette année fut, comme en 1785, le bal. L'architecte Mique fit, pour ce divertissement, dresser une tente plus vaste et plus commode que les précédentes (pL XX). On la monta dans le jardin français, le 17 août, devant le pavillon de jeu et de conversation qui servit de salon. Elle était portée au centre sur trois mâts, et soutenue à Fentour par vingtquatre colonnes derrière lesquelles régnait une galerie circulaire. On avait enveloppé les mâts et les colonnes de fourreaux de toile de Cholet cramoisie. Dans les murailles, tendues do tapisseries, s'ouvraient seize fenêtres ornées de rideaux. Les plafonds étaient faits de toile peinte de Jouy. Des gradins garnis de moquette s'élevaient autour de l'emplacement réservé pour la danse. Des lustres pendaient & des tringles entortillées de rubans de Hollande. Le château se reliait à la tente par un passage couvert, tendu et décoré. L'espace compris entre la tente et le salon était tapissé de même et garni de panneaux en glace. Pour le service, on avait monté plusieurs tentes à droite et à gauche de l'entrée, du côté du château, et, dans le voisinage, une maison de bois*.

En même temps que ces grands bals du jardin français où une partie de la cour et du public était admise, la reine voulut avoir des danses plus intimes pour sa société particulière, et elle fit transformer la grange du hameau en salle de bal. On éleva des arcades sous le toit et les murailles furent ornées de peintures*.

Marie- Antoinette écrivit de Trîanon, le 15 septembre 1786, une lettre à Mercy* qui nous a été conservée* : « J'espère que nous en resterons à la coquetterie de ce pays-ci vis-à-vis de

1.0* 3074. Des travaux considérables furent faits en n86, aux machines du Ihéàlre. Ils occupèrent 769 journées d'ouvriers.

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