Expressions de l'arrêté précité du 4 pluvi se an ffl
APRÂS 1789. 361
traie à Versailles fit changer radministraiion d'avis. Elle proposa, dès Tan III, d'annexer à ce nouvel établissement un jardin botanique. Ce projet ne fut cependant exécuté qu'en Tan VII. Le jardin de l'école centrale, confié à Antoine Richard, fut placé dans le grand potager*. On y porta les plantes de Trianon, à l'exception des « fleurs de curiosité, tulipes, jacinthes, œillets, et des renoncules semi-doubles qui furent dissipées. » La plantation on fut inaugurée solennellement devant le neveu de Bernard de Jussieu, Antoine-Laurent, et une députation de l'Institut. Les élèves de la classe d'histoire naturelle présentaient, « à chacun des fonctionnaires qui y prenaient part, un jeune arbre ou une plante dont les propriétés offraient quelque rapport à leurs fonctions : »> froment, vigne, chanvre, luzerne, pommier, représentant les cultures du département de Scine-et-Oise, aux membres de l'administration centrale; plantes de ville, aux membres de l'administration municipale, etc. Les invités mettaient aussitôt les végétaux à la place qui leur convenait, suivant la classification naturelle déterminée pour la première fois, en 1759, au Petit-Trianon, et développée plus tard au Jardin des plantes de Paris. On autorisa Richard à joindre au jardin botanique du potager « une pépinière d'arbres fruitiers, riche en variétés rares et sûres pour le choix des meilleures à cultiver*. »
Avec l'Empire, le Petit-Trianon reprit son rang de palais*. Napoléon, après une visite aux Trianons, faite en compagnie de Joséphine, le 22 mars 1805, donna des ordres pour sa restauration. On n'eut pas grand' chose à faire pour le remettre en état*. L'empereur, dit-on , chercha à replacer dans les palais impériaux les anciens serviteurs de la royauté. Pourquoi Richard demeura-t-il exclu de cette faveur ? On l'ignore. Le potager de Versailles ayant été rendu à
\. Cicérone, p. 444 et 157.