SA
PAIEMENTS FArrs.
RESTES DUS
liv. 8. d.
Fait à Paris, ce 3! août 1791.
MlQUB.
Le catalogue de la bibliothèque de la reine Marie- Antoinette a été déjà publié par M. Paul Lacroix', mais pas dans la forme sous laquelle on le trouve ici. Le savant éditeur a reclassé* les ouvrages dans Tordre des divisions bibliographiques généralement adoptées, et il a supprimé le titre, pourtant si coloré, de« Catalogue des livres provenant de «rtez ^ femme Capet.,. » Pour mon compte, j'ai cru devoir laisser à ce document curieux toute sa physionomie.
L'édition de M. Lacroix a paru à l'occasion de la publication du catalogue des Livres du boudoir, par M. Louis Lacour. Au moment où ce dernier a été imprimé, la légende de Marie-Antoinette, que l'impératrice Eugénie avait remise à la mode, était en pleine floraison. Cette note discordante fit scandale, et d'autant plus que l'éditeur avait aggravé sa révélation de commentaires absolument malveillants. A la suite du titre des volumes inventoriés, il avait reproduit la phrase la plus scabreuse, ou retracé le tableau le plus risqué de l'ouvrage cité. « Donnez-moi une phrase d'un homme, et je le fais pendre, » a dit Pascal. Présenté ainsi, l'ensemble des Livres du boudoir affectaijl un caractère presque pornographique, alors que c'est simplement une collection des nouveautés du temps, lequel, à la vérité, ne brillait pas toujours par la pruderie.
Cette publication attira divers désagréments à son auteur. Sans parler du blâme général qu'excita contre lui la partialité dont il avait fait preuve, il fut d'abord sous le coup d'une poursuite du parquet, bientôt abandonnée, parce qu'on ne put trouver de base pour une accusation sérieuse. Puis M. Taschereau, alors directeur de la biblio-