‹ Le Petit-Trianon (volume 3)Chapitre 300 sur 355 · Voir plus haut, p. 134, note · texte numérisé non relu

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2. Dans cette refonte^ M. P. Lacroix a oublié 17 ouvrages. Oa eu Lrouvera plus loin rindication en note.

thèque impériale, Tattaqua en contrefaçon, parce qu*il avait publié un manuscrit qui était la propriété de TÉtat, sans l'autorisation du propriétaire. Le tribunal, heureusement, n*admit pas cette théorie, vraiment inquiétante pour les nombreux clients de notre premier établissement littéraire, exposés à se voir intenter une action en justice toutes les fois que leurs travaux seraient désagréables au pouvoir.

Il résulte de la correspondance de Mercy que M. L. Lacour s'est trompé en mettant à la charge de Tabbé de Vermond la réunion de ces livres, et j*ai dit plus haut qu'il convenait plutôt de l'attribuer à M. Gampan*. Dans la préface, M. L. Lacour a écrit un chapitre remarquable sur les boudoirs de la fin du xviii" siècle, qui ne doivent pas éveiller l'idée d'un lieu de rendez-vous galants, mais d'une petite retraite propre aux lectures récréatives et k la causerie intime. 11 a de plus démontré que le plan qui a présidé k la formation de la collection du boudoir est celui qu'indique, d'une part, le marquis de Paulmy dans le Manuel des châteaux et la Bibliothèque universelle des romans, et qu'on trouve, d'autre part, dans les diverses Bibliothèques dites de campagne.

Le répertoire de la bibliothèque du boudoir a dû être rédigé aux Tuileries après la Révolution. Pour le relier, on l'a introduit, en le collant sur les gardes, dans une couverture enlevée à un autre ouvrage. Voilà un trait d'économie qui sent les mauvais jours.

Le catalogue de M. P. Lacroix est une réplique k la publication de M. L. Lacour. Le savant bibliothécaire de l'Arsenal, sans nier l'existence de ces livres, a très habilement supprimé leur caractère de collection séparée et choisie, qui blessait les fauteurs et les partisans de la légende, en les noyant dans la bibliotlièque du Petit-Trianon et en les cataloguant, à la fin de l'inventaire de celle dernière, sous le titre de : Liste des livres absents, égarés ou volés lors de l'inventaire dressé en 1793. Mais ils étaient si peu « égarés ou volés » qu'on les retrouve tous à la bibliothèque nationale, où ils ont été transportés des Tuileries. Il est certain qu'ils n'ont jamais été au Petit-Trianon dont ils ne portent pas la marque. Je crois inadmissible, malgré la simplicité de leur reliure qui dénoie une préoccupation d'économie, que la collection ait élé formée aux Tuileries après 1789*. La supposition la plus plausible est

1. Les pauiphletâ de l'époque, notamment les Essais historiques sur ta vie de Marie-Antoinette, exagèrent et calomnient, pour lu flétrir, la complaisance de M. Campan.

2. On trouve à la bibliothèque nationale des livres portant la reliure de la collection du boudoir et non inscrits à son catalogue. Ils ont, par conséquent, été achetés depuis la rédaction de cet inventaire. Je citerai entre autres : tes Françaises y de Rétif de La Bretonne.

qu'on les a apportés de Versailles en même temps que la grande bibliothèque de la reine*.

Sur les 592 ouvrages qui composaient la collection du Petit-Trianon, 273 existent encore dans les bibliothèques d'établissements publics : 267 à la bibliothèque municipale de Versailles*, 5 à la bibliothèque de la préfecture de Seine-et-Oise et 1 au lycée de Versailles (le n® 476). On les trouvera indiqués au catalogue qui suit. Ce dernier a été rédigé par deux libraires de Versailles, rapidement, et par conséquent avec des lacunes et des erreurs. Nous n'en avons que des copies, exécutées par un expéditionnaire peu intelligent qui ne l'a pas amélioré. Les recherches de M. P. Lacroix, qui a enrichi ce catalogue de notes précieuses dont un grand nombre a été emprunté au marquis de Paulmy, nous ont permis de le compléter et de le rectifier sur bien des points. Nous ne pouvons que renvoyer le lecteur k son petit livre, très intéressant pour la connaissance de la bibhographie du xviii" siècle.

i. La collection du Petit-Triaaon n'est pas représentée à la bibliothèque nationale. Du moins, n'y ai-je pas rencontré un seul volume portant sa marque, lors de la rapide recherche que M. Léopold Delisle m'a permis d'en faire dans les livres de la réserve.

2. Ils ont été réunis et placés dans un charmant corps de bibliothèque de style Louis XVI par l'aimable et intelligent bibliothécaire de Versailles, M. Délerot.

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