‹ Le Petit-Trianon (volume 3)Chapitre 32 sur 355 · OH · texte numérisé non relu

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Santé furent plus tard posés dans le jardin, je ne saurais dire à quel endroit*. Afin de remplacer les potagers détruits, on livra à Richard les terrains situés au nord de son jardin et du réservoir du Trfefle {pi. VI). Toute la partie mise en bosquets passa dans les attributions de Belleville, le reste releva du jardinier botaniste et fleuriste. Les dépenses de jardinage montèrent, de 1759 à 1769, à la somme de 130,409 livres, 1 sou, 9 deniers*.

C'est en 1762 qu'on fît les fondations du château. La grosse construction s'éleva en 1763 et 1764; pour la pose de chaque assise, un plan colorié de la partie achevée était dressé à une grande échelle; il indiquait les diverses natures et la place des matériaux'. L'édifice fut couvert en 1764, et l'on commença à ravaler les murs. La sculpture, la menuiserie, la serrurerie, la peinture occupèrent les campagnes de 1765 à 1768. On pose les sonnettes cette dernière année : il ne reste donc plus qu'à entrer en jouissance. Les comptes des bâtiments fournissent, pour le prix du château, des indications complètes et précises : il a coûté 736,056 livres, 16 sous, 6 deniers*.'

D'Argenville, dans l'édition de son guide des environs de Paris qu'il publia en 1768, décrit ainsi' l'extérieur du nouveau château : « Vis à vis le pavillon » de jeu et de conversation

1 . « Le prononcé moelleux de leur contour, » dit VAlmanach de Versailles de 1774 (p. 72), « et le fini de leur exécution les font singulièrement admirer des connaisseurs. »

2. 0*2259-69. Dans ce chiffre sont comprises 4,000 liv.pour la maçonnerie de Torangerie et autant pourcelledelaclôture du jardin botanique. 0* 2263-64.

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