‹ Le Petit-Trianon (volume 3)Chapitre 43 sur 355 · Ces sculptures sont de Guibert · texte numérisé non relu

Ces sculptures sont de Guibert

3. Fils de Thorloger Julien Le Roy. Il eut deux frères qui se distinguèrent : Tun, chimiste et médecin très en vogue, se nommait Charles; Fautre, Pierre, suivit la carrière paternelle et perfectionna les chronomètres marins.

4. Le Roy les publia avec un texte explicatif sous ce litre : Les rttmes des plus beaux monumens de la Grèce; Paris, 1758, in-f^ mai. flg. Une seconde édition, corrigée et augmentée, parut en 1770. — L'année précédente, on avait édité à Londres, en français, un ouvrage du même genre : Les ruines de Balbec, autrement dite Héliopolis, danslaCœlosyriey par Robert Wood, in-folio,

flg.

pulsion nouvelle au talent de Gabriel, qui se mit à suivre plus directement l'antiquité, comme on faisait auxvi"* siècle, sans la copifu* servilement. Les formes qu'il lui emprunta passèrent bientôt de la façade extérieure aux appartements, et des lambris au mobilier. C'est alors qu'on vit naître, dans toutes les branches de la décoration, ces ouvrages d'un goût si fin et si délicat que les amateurs se disputent aujourd'hui. On put croire, un moment, qu'un rameau vigoureux allait repousser et fleurir sur le vieux tronc de la Renaissance; malheureusement la sèVe manqua. Dans ce retour à l'antiquité, l'archéologue étouffa l'artiste.

Les générations qui se succédèrent de François P' à Louis XV se Nourrirent, à la vérité, constamment des œuvres classiques, dont l'influence sur les lettres et les arts est sensible durant ces trois siècles; mais cet aliment, elles le digéraient pour l'identifier, en le transformant, avec les idées et le goût dominants. C'est encore là ce que firent Gabriel et son école. Mais Le Roy lui-même ne saura se tenir dans de si sages limites. Professeur adjoint à l'académie royale d'architecture, puis titulaire à la mort de Blondel*, il en viendra, dans son enseignement, àproscrire tout ce qui n'est pas exclusivement grec ou romain'. La diffusion des théories de Winkelmann* achèvera cette révolution du goût, et le culte de l'antiquité sera poussé jusqu'au fanatisme. Il ne s'agira plus de s'en inspirer, il faudra la reproduire scrupuleusement. L'exhumation d'Herculanum et la publication des peintures -et des bronzes retrouvés sous ses ruines viennent à point* pour fournir des modèles que l'on copiera partout. Les artistes acquerront peu à peu, pour l'interprétation des styles étrangers, l'aptitude qui leur manquait, mais ce sera aux dépens de l'origi-

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