‹ Le Petit-Trianon (volume 3)Chapitre 68 sur 355 · Ce modèle coûta 4,246 Hv. 2 s · texte numérisé non relu

Ce modèle coûta 4,246 Hv. 2 s

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parasol. J'ai espéré même avoir retrouvé ce dernier dans une

statue de bois qui gisait, parmi des débris, dans un magasin du Pelit-Trianon. Mais, ni ce dessin, ni cette statue i s'accordent avec les indications que nous ont laissées les mémoires des artistes qui ont travaillé à la machine : sculpteur, mécanicien, menuisier, peintre-doreur. D'après ces pièces, on avait creusé, à l'ouest de la ter- , rassc du ch&teau', une fosse destinée h cacher le mécanisme et les hommes .chargés de le mouvoir. Au niveau du s une plate-forme pivotait autour d'un mAt couronné par un immense parasol. Ce mAt était soutenu par un groupe de trois chinois, dont les corps évîdés et les mains couvertes de ptomb cachaient les ferrures qui assuraient la solidité de la construction. Au sommet du parasol, tournait une girouette ornée de deux dragons dorés. Quatre dragons ou chimères, à cornes de cuivre, servant de monture aux hommes alternaient

1. Au point où se trouve plaolé actuel lemeol un tilleul i quenouille.

avec autant de paons* dont la croupe offrait des sièges aux daines. Des chapeaux chinois faisaient entendre leurs clochettes quand la mécanique était en mouvement. Toutes les sculptures, en chêne des Vosges et de Hollande, furent exécutées par Bocciardi. Les bagues sortaient de carquois disposés autour de la plate-forme*. Plus tard, le choc de la lance fatiguant la reine, on imagina un jeu de balles que le mémoire du mécanicien Merklein' qualifie aussi de jeu chinois.

Si Ton regarde avec une loupe la gravure du jardin anglais reproduite sur notre planche IX, on remarque, à droite du château, un grand parasol dominé par une girouette, dont l'aspect répond bien à la description fournie par les comptes des bâtiments. Il suit de là que le croquis de Mique représente un projet qui n'a pas été exécuté, et que la statue en bois conservée au Pciit-Trianon date sans doute de la restauration du jeu de bague vers 1805.

Au printemps de 1776, la rougeole sévit au palais de Versailles; le comte d'Artois en fut gravement atteint, et toute la cour s'enfuit dans la crainte de la contagion. Marie- Antoinette recueillit le petit duc d'Angoulême et l'établit à sa maison de Trianon, tandis qu'elle se rendait elle-même à Marly*. «J'approuve », écrit le 30 juin, l'impératrice, « les soins que ma fille a fait voir de loger son neveu, le duc d'Angoulême, au Petit- Trianon. Je suis sûre que, dans des occasions de cette nature.

1 . Le Catalogue des meubles et objets précieux provenant de la liste dvile, publié par ordre de l'administration du district de Versailles, les a pris pour des autruches, sans doute parce que, comme on le verra plus loin (I* partie, chap. xii), on diminua leur queue.

2. Les Chinois coûtaient { ,200 liv. pièce ; les paons, 900 liv. ; les dragons, 600 liv. Ces derniers avaient 5 pieds 9 pouces. La menuiserie fut faite par aicot et Guesnon. — 0>1876, 1878, 1883-84. Comte d'Hézecques. Souvenirs d'un page; Paris, 1873, in-18, chap. xvi.

3. Merklein était en outre u entrepreneur privilégié du Roi pour la marque des cuirs dans tout le royaume. »

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