‹ Le Petit-Trianon (volume 3)Chapitre 78 sur 355 · Par les danseurs de Topera · texte numérisé non relu

Par les danseurs de Topera

vîronnaient, de la facilité avec laquelle elle s*y laissait entraîner par Tappàt trompeur des dissipations ; il lui en présenta les conséquences infaillibles et effrayantes pour l'avenir. Dans ce chapitre furent compris les articles de la négligence envers le Roi, des sociétés de la Reine, de Tabandon de toute occupation sérieuse et de la passion pour le jeu. >'

Il lui réitéra sans doute, et aussi vainement, les conseils que répétaient sans cesse et sa mère et Mercy , effrayés tous deux de lui voir prendre des allures si différentes de celles des reines qui l'avaient précédée. A demi effacées et comme perdues dans Féclat du roi, connues seulement par leur bienfaisance et leur piété, ces princesses ne paraissaient en public qu'entourées de femmes, et rien, dans leur existence qui s'écoulait tout entière sous l'œil de témoins désignés par l'étiquette, ne pouvait donner prise aux propos téméraires. Qu'on juge du scandale que causa la vue d'une jeune femme de vingt ans, se mettant en avant partout sans le roi ; allant en cabriolet, dans des toilettes extraordinaires, aux chasses du bois de Boulogne, aux courses de chevaux, avec une troupe de jeunes gens turbulents et sans respect; courant les bals de l'opéra en compagnie du comte d'Artois et de Monsieur que ne voulait point suivre Madame ; passant ses soirées dans la maison de la princesse de Guéncnée, « vrai tripot » où régnait « un air de licence et de mauvais ton; » installant elle-même à la cour, au mépris des ordonnances portées contre les jeux de hasard et malgré le blâme du roi, une banque de pharaon où l'on pontait sans désemparer trente-six heures de suite jusqu'au matin de la Toussaint*. La reine, disait Mercy, « a de l'esprit, de la pénétration, du caractère et des grâces infinies, mais l'emploi de si grands avantages n'est pas & beaucoup près tel que je m'en étais flatté et que je devais m'y attendre. » Tout cède « à des idées de dis-

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