Lescure. Les Palais de Triation; Paris, in
li. Non plus sans doute (pic les tètes de cerfs placées aux deux câtés de la Klace du lioudoir (pi. \X1). Il fut vendu sous la liévolution, sous le n* I!i7li3, une paire de bras de clieminéc en forme de carquois, dorés d'or moulu.
6. Nous les avons fait mettre sur la cheniinée du boudoir |)our les reproduire avec celle-ci (pi. XXI).
neuf et du meilleur goùl. Le lil dont parle madame Campan cluit sans doute le lil du roi, et s*il paraissait fané, c'est que peut- £lre Marie-Anloini'lle se servait de quelque courte-pointe envoyée d'Aulriclu* en souvenir de sa mère. On admettra difficilement qu*ayant installé, h Trianon même, des ateliers pour la confection et la réparation «le son ameublement, elle s'y soil laissée man(|uer de qu(dque chose h cet égard. (43 n'élail pas d'ailleurs le mobilier qui faisait défaut. Dans les dernières années du règne de Louis XY et au commencemenl de celui de Louis XYl', les dépenses du garde-meuble s'élèvent à des sommes considérablcs:2,433,226 livres,2sous, 2 deniers, enl775,— 2, 171,320 livres, en 1776,-1,876,377 livres, en 1777, — 2,01 1,270 livres, en 1778, etc. On y Irouve, en une fois, pour 279,430 livres d'ouvrages de broderie payés & Trémeau ; en deux fois, 163,417 livres à Hiesener, « ébéniste, pour ouvrages de sa profession, etc. »> Que de tout cela il ne fut absolument rien venu li Trianon, voilà qui serait bien invraisemblable. 11 est certain du moins que la reine n'a pas fait, comme Louis XY, des commandes à des artistes pour décorer sa résidence favorite. Nous savons par madame (^mpan qu'elle n'avait aucun goùl pour la peinture. Elle possédait une pelite C(dleiii(Mi de bibelots chinois et japonais, avec quelques objets en cristal de roche et en pierres dures, dont on peut voir une parlie dans la galerie d'Apollon et dans les anciennes vitrines du musée des souverains*; mais on ne saurait dire si cc^s objets élaieiil conservés à Trianon plutol qu'à Yersailles.
Dans les conddes des connnuns du rhAhuui, on dispo.sa des chambres à coucher pour les femmes de la reine, ses coiffeurs,
1 . Ik'iK'nsci du yartlc-mcuUc de la tvuronnCy clc, ru|)|K)rt uu roi, iku* Thierry, eiidôcenibru 1788; Paiis, 1780, iii-4».
2. Notaiiiineut un bassin généalogique de la maison d*Aulriclie, en argent ëmaillé, orné de 145 camées (u<» 33 de \ayolicc de gemmes et joyaux, par liarbet de Jou}), el un cbarmanl tombeau de jaspe verl sur une moulure de bronze doré, représentant des amoui-s posés sur des co(|s, avec acconipagnemenl de feuilles de myiie, dentelles, Ihyrses, chaînettes, qui n'est pas porté au catalogue. Voyez aussi les n** 102 et 134, 117 et 118; et à Fontainebleau, deux