Paii», 1770-1788, 09 vol. in
Tout à coup s*ofTrc aux yeux, de bois environnée. Quel silence ! C*esl là qu*amanle du désert La inédilation avec plaisir se perd Sous ces portiques saints...
(Vest Taurorc du ronmiilisnio grandissaiil {i cAlé «lo la renaissance classique sur laquelle nous avons appelé précédemment l'attention du lecteur et qu'il ne tardera pas à éclipser*. Celle-ci paraissait alors florissante, mais il n'était pas difficile do voir qu'elle ne fournirait pas une longue carrière : l'haleine lui manquait déjà. Du belvédère où nous nous sommes arrêtés, examinez ce temple de l'Amour dont les colonnes et la coupcde se détacluMit là-bas sur le feuillage : y a-t-il dans ce monument une idée neuve, une forme originale, une invention quelconque? C'est un pastiche. Et la décoration intérieure de ce belvédère même, si charmante qu'elle soit, qu'est-ce autre chose qu'une copie des peintures d'ilt^rculaimm et île Pompéi? Attendez que les artistes dont la main, formée à l'école des maîtres du commencement du xvnr siècle, donnait à toutes choses ce cachet d*élégance et de grl\ce qui distinguait Tart français, aient disparu, et vous verrez surgir ces œuvres sèches, étriquées, tantôt trop grêles, tantôt lourdes, qui dégoûteront du style antique. David venait de rentrer d'Italie, imbu des théories de Winckelmann, et, sous son influence, les peintres et les sculpteurs allaient multiplier ces éternelles et fastidieuses reproductions des mêmes types : Laocoon, Apollon du Belvédère, Vénus de Médicis.
Le pastiche de l'antiquité sévit également en littérature. Cependant ici, à côté de détestables imitations, œuvres de décadence, il faut constater un progrès heureux dans la fidélité des traductions. Un interprète d'Homère, bien oublié aujoin^riuii, Ititanbé, publia, en 177(î, une Iliade f|ui fit événement lorsqu'elle parut. Jamais en effet jusque-là, on n'avait serré d'aussi près le texte grec, si exactement rendu la couleur et le mouvement des chants d'IIo-
I. Les émigrés, en revenant d*AiigleleiTe et d'Allemagne, activèrent cette révolution littéraire.
i06 LK JARDIN ANQLAIS.
mère'. Quand olle parul, André Chénicr, adolescent, éluil encore sur les bancs du collège. Il n'csl pas défendu de supposer que la lenlalive du traducteur put exercer quelque influence sur le jeune disciple des (Srecs. (Vest dans ses vers stïulenienl, qui fermentaient dans sa tète h Tépoque qui nous occupe, que l'on trouverait le charme, la grâce, le fini, la fraîcheur du style Louis XVI lorsqu*il était h ses débuts. André (ihénier sera le poète de ce délicieux moment, comme (jabriel en fut l'architecte, k Trianon.
t. Le Mercure de France, de janvier t777, pour faire seiUir à ses lecteurs roriginalilc cl lu liilclilé tic la méthode de Bilaubc (récole de Uoiisard qui l*Avail précédé daus ceUc voie élail alors bien oubliée), nicl plusieurs passages de sa Iraduclion eu i*eganl do celle de luuduuic Uaoier qui alors fuisail seule aulorilé.
FÊTES NOGTUIINES
HRI. — PiTinirr voynpr. — S|>oclncl«*». — Srroiiil voyngr. KMr oITrrhî à Mniminur. — VWlo ilii rniiiln «In Fnlki^iislHii ri fMc m wm honiMMir.
NniMniico. <lii (Iniiphin.
1782. — Ucpri9C ilo la comédie de société. — La Sntje élotirdL
La Matinée et la Veillée villageoises. — Premier voyage.
FMe en Thonneur du comte cl la comtesse du Nord. — l^e cardinol do Uohaii.
]>ïiixirmo voyngr. — \Ai dauphin et Madame royale au Tirand-Trinuon.
Troisiôme voynK(\ ~~ U^uiission de madamr de (!u«'MnéH^.
.M"« de Poligunc gouveruanto des ciifauts de France. — (inleric du Jeu de bogue.
Projet du hameau.
« Madame Elisabclli, » ncril, lo 23 juin 1781, madame do Bombollcs h son mari', « va s'c»lal)lir apres-domaiii h Triaiioii avec la Reine. Elles y resleroni six jours. La Ileino a dil à madame Élîsabelli qu'il fallait que je Tallasse voir tous les malins, «jirdle élail désolée de ne pouvoir m'offrir h dîner el h souper, mais que, comme elle n'avail pas de dames du palais avec elle, qu'il n'y aurait que la duchesse de Pcdignac, elle craignait que cela ne caus&t trop de jalousie. J'aurais trouvé fort simple que la Heine ne pens«At pas h moi; ainsi, je ne suis pas choquée qu'elle ne veuille pas nn^ donner h diner, mais 1res sensible h la permission qu'elle veut bien me doimer fl'aller le malin h Trianon, permission que personne n'a ; j'ai prié mailame Elisabeth de lui eu faire, ce soir, mes remcrctmenls. » Le journal de Louis XVI,