COUN
Mais j* crois Que j' Taporçois, Embrassons-la vile on lapinois.
BAUKT
Dans r plaisir ou qu* loii cœur s'épaiiclie, iV iresl pas agi* treuir iiiagiiiùru IVaiidie ;
Coiiniieiil le pardonnai De m* prendre ainsi c' qucj* fallions donnai?
Un importun, le magister, qui soupire aussi pour Rabet, les fait fuir, et celle-ci en courant laisse écbapper sa cbaussure trop large pour elle. On est en biver : la neige blancbit la terre, Tamounnix transi qui vient aussitôt remarque autour do la maison des traciis de pas dont il s'inquiète^, et il découvre un sabot. La journée sc^ passe; Ui soir, le village est réuni cliez le père Tbomas pour la veillée. On joue à la main cbaude, à colinmaillard. Soudain apparaît le magister avec le sabot accusateur. Toutes les filles pré.senles sont inviléc^s à l'essayer; il ne va à aucun(^ Le père Tbomas veut qu'on ntelte aussi les mères h répreuve, etconunence par sa fenune, qui est couverte de confusion. Sa fille intervient alors, et la disculpe en racontant son équipée du matin; il faut bien marier les dc^ux amoureux, à la barbe du maître d'école :
C'en est fail, Dabct au hameau N*a pus sa renommée...
Colin ri a fail pardre ; il esl clair Qu* ri seul peut la Vi rendre.
s 18 LB JAKDIN ANGLAIS.
rien; le leni|ilc ilcï rAiiiour 4,1)25 fagols. Pour le conccH tlaiis le jardin, ou mljiiignit à rorclicslrc du réginienl ties gardes fraii- (;aises lrenle-(|ualre musiciens des gardes suiss«'S qu'on fil venir de (lourhevoie*.
La haronno d*01)crkircli, qui accompagnait la comlcssc du Nord, nous a laissé sur celle f<Hc quelques détails inléressants*. Klle y parut elle-même en grand lialiil, avec une coiffure merveilleuse, chef-d'œuvre sans doul(i île la fameuse made.moiselle Itertin, qui, remarque le chevalier de Tlsle, avait été honorée de la première visite «les augustes voyageurs h Paris, a J'essayai, • dit la baronne, « pour la première fois, une chose fort à la mode, mais assez gênante : des petites houlcilles plates et courbées dans la forme ih^ la têt(s contenant un peu d'eau \nmv y tremper la qutïue diis (leurs nalurelles et les eiil retenir fraîches «laiis les cheveux, (^'la ne* réussissait pas toujours, mais quand on en vt.*nait a bout, c'était charmant. Ia*. printemps sur la tête au milieu de la neige poudrée produisait un effet sans pareil... La cour, • continue madame^ d'Oherkirch, a était radieuse; madame la comtesse du Nord avait sur la tête un petit oiseau de pierreries qu'on ne pouvait regarder tant il était brillant. Il se balançait par un ressort, en battant des ailes au-dessus d'une rose au moindre de ses mouvements. I^a Ili^ine le trouva si jcdi (|uVlle im voulut un pareil.
« 11 y eut ensuite un souper de trois tables h cent couvcKs par table. » D'après un état des a grands traitements, festins i*t spectacles » offerts au comte oi h la rontles.se du Nord, qui est conservé au.\ archives de Seine-el-(^is(*', il y eut cinq tables: la table de la reine, quatrr tailles d'honneur, dont une spéciale aux (T seigneurs russiens. o On dressa en outre quelques p(*titcs tables particulières : madanu* de Ptdignac eut la sienne. Nous
3. Dans les papiers de II. de I^a Cliapellc, premier comiiiis du ministère de la maison du roi. E U70.
330 LK JARDIN ANQLAIS.
partie pour Versailles, el S. Ém. s'était engagée à rester daus le logement de ce concierge jusqu'à ce que toutes les voitures fussent sorties du clu\teau; il ne tint pas la parole qu'il avait donnée, et, tandis que le concierge était occupé des fonctions de sa place à l'intérieur, le cardinal, qui avait consei'vé ses bas rouges et seulement passé une redingote, descendit dans le jardin et se rangea, avec un air mystérieux, dans deux endroits différents, pour voir défiler la famille royale et sa snile. S. M. fut vivement offensée de cette hardiesse et ordonna, le lendemain, le renvoi de son concierge; on fut généralement révolté de la déloyauté du cardinal envers ce malheureux homme, et peiné de la peKe qu'il faisait de sa place. Touchée de Tinforlune d*un père de famille, ce fut moi qui obtins sa gr&ce ; je me suis reproché depuis le mouvement de sensibilité qui me fit agir. Le concierge de Trianon renvoyé avec éclul, riiuniiliation qui en serait rejaillie sur le cardinal eut fait connaître publiquement les préventions de la reine contre lui et eut probablement empêché la honteuse et trop célèbre intrigue du collier. »
Après le départ du ccnnte et de la comtesse du Nord, Marie- Anloinette revint h Trianon pour une quinzaine de jours (du 7 au 20 juillet)'. Elle avait fait inslaller ses enfants et leur suite, dès le 21 juin, dans le clhllean du (jrand-Trianon et dans cinq maisons de bois supplémentaires, afin de les avoir auprès d'elle*. Voici, d'après un mémoire de fourniture des malles et coffres' demandés par la gouvernante h l'occasion de ce voyage, l'étal de la maison des enfants royaux :
SIIVICK PKISON.NKL DK MONSKl(;NKUn LE DAUPUliN RT DK MADAME.
Madame la princesse de Guéménée, gouvernante, llatlamc la baronne de llackuu, soiis-goiivernanle,
J. Pendant ce séjour, il ne luniba pas une goutlc d*eau. Du 8 au 10, 1oim|is couvert; les \i el 12, il y eul des nuages; lonips niagnifl(|ui; les \2, U, 15; des nuages, les JO, 17, 18; lenips serein, les iO et 20.
3. Il s'élève à 0,018 livres, S sous. On y trouve indiquées des u malles de lit » |K)ur le lrans|K)i*t de la lilerie. 0 > 3062.
tn LB JARDIN ANGLAIS.
vciyages, le i'^'aoïit, Daziiicoiirl.nclcur de la comédie française, vinl, selon les comples*, jouer des proverbes, et, après la reprùsenlalion, on éclaira le temple de TAmour; mais rilluminalion fut courte, car on ne hrnia (pu; 200 fagots*.
La cour alla s'établir h la Mu(?tli» le î) septembre*. On y emmenait Madame royale pour la faire inoculer^ laissant le dauphin à TriancMi jusipie dans b^s pn^mic^s jours d'octobre. Pendant ce ti^mps, siu'vint un srandalr ipii obligera la priiurcsse de riuéménéo h Hi) démettre de la cliargit dtî gouvf*rnaiile dt*s enfants di* IVance. Son mari, qui nn^nait l'existence la plus dissipée, avait imaginé, pour satisfaire sc^s créanciers, de leur donner, au lieu d'argent, des c(uitrats dii rt^venns viag(*rs. La gouvernante perfecticuma ce procédé ingénieux : gardant pour elle b*s espèces <]ue lui versait le trésor royal h reffet de faire fact^ aux dépenses des enfants royaux, elle soldait b.'S fourniss(;urs avec des ciuistitutions de rentes. Le passif des deux époux prit de telles proportions qu'ils furent déclarés en faillite. Le total de leurs dettes s'éleva à un capital fabuleux : trente-trois millions. Le cardinal en tira gloire : « 11 n'y a qu'un roi ou un llcdian, » dit-il avec orgueil, « qui puisse faire une pareille banqueroute'. »
Qui allait remplacer la princesse dans ses fonctions de gouvernante des enfants de France? On parla tout de suite, à la cour et dans le public, de madame de Polignac, qui continuait, ainsi que toute sa famille, h être l'objet de la faveur la plus marquée. « La tendre amitié, » disent les Mémoires secrets^ à la date du W octobre, « la tendre amitié doni la lleiiu* luMiort' madame la durli(*sse (b* INdignac sc^ porte; jusque sur la fille*, madame la ilucbesse de riuicbe, qui vient (raccoucber à quatorze ans et un
J. 0' 188i. I«c jouriiul de Louis XVI n*eii parle pas.
2. 0* 1884. — Au coiiiineiiceiiient de décembre 1782, oa éclaira la comédie pour lu faire voir à une princesse étrangère «pii n*esl pas désignée dans le compte. 0*306 1.