MariC'AnloineUc, Joseph U^ etc., Ihr BriefwechscL
214 LB JARDIN âMOLâIS.
l)*uiilrcs, duiis les Iransjioiis que co beau jour iii8|iire,
Aiiinieronl la toile ou le marlire, ou la lyre ;
Moi, riiumblc ami des champs, j'irai dans ce séjour
Où Flore cl les /6|)liyrs composenl seuls la cour,
J*irai dans Triaiioii : là, pour unique lioniiiiage.
Je consacre à ton (ils des arbres de son âge.
Un bosquet de son nom. Ce simple monument,
Ces liges, de tes bois le plus doux ornement,
Tes yeux les veri'ont croître, et, croissant avec elles.
Ton lils vitîudra clierclier leui's ondirtîs rnitenudles.
Je ne sais s'il fui donné siiihi au vœu exprimé par lo poêle. Si on le fil, ronfant ne devait pas voir grandir les arbres consacrés à la mémoire de sa naissance.
Son deuil d'abord, sa grossesse en.suile avaienl obligé Mariu- Anloinelle à renoncer h la comédie de société. Délivrée de ccllu double enli*ave, elle reviiil à son goiU favori ilès la fin de l'hiver suivant (1782). La troupe de Trianon mil h l'élude, pendant le carême, une comédie, de Boissy, le Sage étourdi, et une pièce ii ariettes de Piis et Barré, la iMalinée et la Veillée villageoises ou le Sabot perdu. Le chevalier de l'isle, dans une lettre au prince de Ligne, du 13 avril, nous indique la distribution des rôles de cette dernière pièce : « T/est la Heine, »dil-il, « qui joue Babet, »etplii8 loin,ilaHHin'e (|n'elle.fail h ravir ce pcM'sonnage; « nmdaini» la comtesse Uiane: la mère Thomas; mesdum(isd(»(iuiche,dePolignac, de Polaslron : les jeunes filles ; 1q comte d'Esterhazy : le bailli »(il n'y a point de bailli dans la pièce, mais un magister dont le chevalier de (*Isle V(!ut sans doule parler ici), « et puis toutes les vieilles sont : le baron de Beseiival, Iv conile de (loigny, (*lc... M. le C(»nde **" serait un ('olin aussi parfait iju'il est jtdi, si la voix était toujours l'organe fidèle de l'àme, car vous savez que l'àme du jeune ccmite *** n'est pas fausse, et si je ])rélendais lui faire un crime île ce que sa voix l'est, ce ne serait pas h votre tribunal que je porterais cette accusation. » Il parait ({ue le prince de Ligne chantait mal, car, dans une lettre antérieure*, le chevalier, lui envoyant un couplet, assez mauvais du reste, h l'élogo de la
1, 10 janvier 1779.
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lous les soirs, les sabols do la jeune persoime eu lieu sur. Colin, (lès le poiul (lu jour, vient rôder autour de la maison do sa maltresse, rappelle, monte {i un arbre cpii est près de sa fenêtre, et de làfait des efforts comiques pour embrasser sa belle, qui seconde très compiaisamment ce manège. Pour lui parier de plus près, une idée vient u Babel : c'est de mettre les sabots de sa mère afin de pouvoir sortir. Elle ouvre la porte, et les deux amants tombent dans les bras Tun de l'autre.