L*cscui-e, Cotr, soc
3. On diminua alors les queues des paons qui étaient litip loiifçufîs. 0<lS7;i, t877, t880, 188i.
4. Celle fantaisie coula forl rlier. Le fuix du jeu de liaguo même dépassa 4 t,7I>0 livres, 0 deniers; celui de la galerie 33,i37 livres, 5 sous, 2 deniers; soil ensemble : 74,887 livres, 5 sous, 8 deniers. J*ai dit : déptusOf parce que je n*ai pu, ni pour le jeu, ni pour la galerie, fixer la dépense de la peinture qui dut être élevée. On n'exagérerait pas en faisant monter le total à plus de 80,000 livres.
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trouve sur le» paysans, les ouvriers, « ces croquants «• qui ne c<iUi|itcnl ]»as |ianiii ce qu'on appelle « les lionuêles gens. » De la lM>urgeoisie elle-nièmc, que peinl-on? Les ridicules. Mais quauil il s*a^il iri*x|iriiiii*r 1rs ^ranils monvenmils île l'âini^ humaine, c'est seulement chez les héros «le l'antiquité ou chez les gens hirn nés des temps modernes que les auteurs choisissent leurs personnaffes. Rousseau écarta cet appareil, et ne voulut voir que Thounne, tel qu*il si^rt des mains de la nature, ahstraclioii faili* île Inut ran^. Iliderol alla encore plus loin, et il prétendît nous intéresser aux idées, aux sentiments, à la condition tlù ces manants, de ces vilains, si dédaignés jusque-là, el chez lesquels il ne craignit |>as d'aller chercher même des héros tragiques. Il fit hientùt école dans le roman, au théâtre, en peinture; et il s'étahlit dans le monde artistiqui* et littéraire deux courants contraires. Tandis que li*s uns, d'un vigounnix coup d*aile, essaieront de remonter aux sources élevées où les grands génies de Tantiquilé ont puisé leurs plus nobles inspirations, les autres prennent leurs modèles tout près d'eux, terre à terre, dans la vie commune; et au moment où débutent Yien et David, nous voyons fleurir Greuze.
(îreuze ne nous peint plus, comme Lancret et Van Loo, des bergers et îles bergères de conventitin. Ce sont de vrais villageois, un i»eu idéalisés sans doute, mais c'est le costume, l'Iiabilation, Tameublement qu'on a au village. Il veut nous prouver que, dans les conditions les plus humbles, on i>eut rencontrer la grandeur, la grâce, l'émotion poignante ou les sentiments aimables, el il réussit. Ix.* jière maudissant son fils, ce fils prodigue devant le lit de mort de son pèn*, sont aussi dramatiques et aussi nobli*s que les personnages de la Grèce et de Rome; et trouvatH)n japiais, sous les atours des grandes dames, rien de plus frais, de plus élégant, de plus désirable, que la savonneuse qui up|»artient à niadanit* la comtesse* de I^a Ferromiays, on la |Hdotonneuse que jiossède madame lu duchesse de Sesto, ou l'accordée de village du L^iuvre, avec sou simple bonnet, son tablier blanc, et sa robe tle ttiile grossière. La mo«ie qui, à la fin du
aulri.*3i ili! rt'^H iiiaî.v*ii.H rriifrriinrul : riiii«*. un rsiLîm:! ik: li^rtun" omt: tV^imnirfr^ m liiMiMtliri|u«ri, rriiiplii-:^ ilr livn-!«. i*t Taulnr, une ^U: tU: biilaril iltVor»:»- il*.* tri»[ilit'*«*:( il«.*jariliiia;;e... *• Tikuli?» c*:A niai^>iié. .iiii.<«i i|u*iiut' ^il»* à niaii;r«-r ri iiiio ifrangt* ikml ni>u» |»ari«:rMnâ lout ii Thrurt*. avaii-nt •'-!•* éirvix-:» sur !#.*« ik-â»!!!» et souA ia liirr-clîon tk- I» Rui. arcLitcrte cio prince. Bies éiaiont ^Dtiiur^^â iKun foss^r ilV-au vivf: qu'on trawrsail sur pluaif-urs pf*liU |»^iri(A rii Intis.
!!«;!» ilivmi-s falirîi|ui-s iHaiiMil rouvert i-s ik^ rliauni«\ t*l •' pré:Wïiilaîirhl IV;xti^ricur «l'une mslî«|ue simplicité, mai.s Tintérii:ur offrait un contraÂti* frappant ". Tou.s ces rois, cr>s emiMS Tf:urs qui se pronKrnaii>nt à travers rFIuro|M-. sans suite, sans apparat, logrant «lans il«rs li<jtrls garnis, jouissant intérieurement «le la pensée que leur majesté rayonnait h travers leur incognito comme II* s^^ilril «lans ini nuage, ne s*anius,ii«*iit à «*e ji'U que [larce i|u'ils savaient n'avoir qu'un mol :i «lire jiour se voir enlourés tout à coup îles pompes «H «les honneurs s«)uverains. On raffolail alors «le changemenls à vue. «le surprises, dV-ncliantements, comme «lans les féeries. (\-s téti» en ébullition qui «liscutaient les problèmes les plus anlus de la pliilosopliieel «le la p«~>lili«|ue, (|ui se frayaient «les voies nouvelles «lans les sciences nialliématii]ues. pliysit[u«-s et naturelles, qui se passi«innaient pour i«>s voyages de «l«'*c«»uvcrtes. «|ui exhumaient h*s souv«*nirs el les monuments «les généralions éteintes, qui brisaient les barrières «le l'esprit latin pour s'ouvrir aux influences de la Germanie et de TAngleterre. n'avaient pas encore assez de toute cette fermentation «ritlivs : il l«*ur fallait le rî^%'e, rini|M>ssihle, le merveilleux. On dévorait les contes de fées : contes de Perrault, «le la comtesse d'Aulnov. «le ia comtesse «le Murât, de ma«lemoiselle de I^ Force, «le mademoiselle Lliéritier, d'IIamiltoii, c«>nles arabes, contes persans. Et il ne faut pas cmire «|Ue ce stiicnt seulenn^nl îles pei s«>nnes friv«des (|ai s'en amusent : les hommes les plus sérieux ne dédaignent pas de les lire. La* «lue de Choiseul, à («hanteloup, y cherchait une consolation à sa disgr&ce; l'abbé Barthélémy el ma«lame Du Deffond étaient «k:-
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cupés à on fournir sa bibliothèque*. « M. de Choiseul, » écrit la duchesse, sa femme, « se fait lire des contes de fées toute la journée. C'est une lecture à laquelle nous nous sommes tous mis ; nous la trouvons aussi vraisemblable que Hiistoire moderne. » Les contes de fées ne manquaient pas dans la bibliothèque de la reine h Trianon*. LVngouemont pour ces locUires dovint Id quo, en 178!), un libraire entreprit dVn publier une immense collection, avec de délicieuses gravures de Mnrillier, en quarante et un volumes in-S""', qui n*épuisa pas la soif du public pour ce genre de fictions, car trente-neuf volumes de voyages imaginaires*, qui suivirent, trouvèrent encore des amateurs.
L4*s hanteaux bâtis dans les parcs des grands seigneurs ménageaient aux visiteurs les surprises de la magie. On s'amusait bien, un instant, à la vacherie et au moulin, mais on n'entendait pas vivre soi-même en meunier ou en paysan. Quand on mettait le pied sur le seuil d'une chaumière croulante, la fée, qui changea pour Gendrillon une citrouille en carrosse et des souris en chevaux magnifîquement caparaçonnés, la touchait de sa baguette, et, en ouvrant la porte, on se trouvait dans un palais enchanté. A Chaillol, chez le comte d'IIarcourt", c'était l'intérieur d'une tente, décorée de trophées militaires, qui s'offrait tout à coup aux regards.
A Chanlilly, les nnirs d'une» grange délabrée, percés de mauvaises lucarnes aux vitres garnies de plomb, cachaient un salon superbe. « Ues pilastres corinthiens accouplés, rouges, cannelés en argent, entourés de guirlandes de fleurs, en décorent le pourtour; ils supportent un entablement dont la frise est ornée de consoles et de guirlandes qui serpentent autour de la corniche. Le plafond représente un ciel oii l'on
i. Corrcspowltince de madame Dti De/fand, I, 3t6, 326.