‹ Le Petit-TrianonChapitre 127 sur 314 · Pniis 1787-1780, iii-S», Hg · texte numérisé non relu

Pniis 1787-1780, iii-S», Hg

o. Lcrouge, cali. XI, pi. 10.

33'i LU IIAMKAU

aiitrcM iU) ci*s iiiai.soiis roiifcriiirjil : ruiic, un nibiiiol do liidiiro orné trarinoircs en hililiollirques, rrniplios dn livres, el raulr», une salle de billard décorée de Iropliées de jardinage... » Tcniles ces maisons, ainsi qu'une salle à mander el une grange donl nous parlerons loul à Theurt*, avaient élé élevées sur Uis dessins el sous la direction de Le Roi, architecle du prince. Elles étaient entourées d'un fossé d'eau vive qu'on traversait sur plusieurs petits ponts en bois.

(ifis divitrses fabriques étaient couvertes de cbaunie, et « présentaient l'extérieur d'une rustique simplicité, mais l'intérieur offrait un contraste frappant ». Tous ces rois, ces empereurs qui se promenaient à travers l'Europe, sans suite, sans apparat, logeant dans des bAtels garnis, jouissant intérieurement de la pensée que leur majesté rayonnait h travers leur incoguito comme le soleil dans un nuage, ne s'amusaient k ce yni que parce qu'ils savaient n'avoir qu'un mot si dire pour se voir entourés tout h coup des pompes et des bonneurs souverains. On raffolait alors de cbangements à vue, de surprises, d'encbantements, comme dans les féeries. Ces tètes en ébullition qui discutaient les problèmes les plus ardus de la pliilosopliieet de la politique, qui se frayaient des voies nouvelles dans les sciences matbémaliques, pbysiqin\s (^t naturelles, qui se passionnaient pour les voyages de découvertes, qui exbumaionl les souvenirs el les monuments des générations éteintes, qui brisaient les barrières de l'esprit latin pour s'ouvrir aux influences de la Germanie et de l'Angleterre, n'avaient pas encore assez do toute cette fermentation d'idées : il leur fallait le rêve, l'impossible, le merveilleux. On dévorait les contes de fées : contes de l^errault, de la comtesse d'AuInoy, de la comtesse de Mural, do mademoiselle de La Force, de mademoiselle Lliériticr, d'IIamilton, contes arabes, contes persans. Et il ne faut pas croire que ce soient seulenuint des personnes frivoles qui s'en amusent : les bommes les plus sérieux ne dédaignent pas de les lire. Le duc de Cboiseul, à (ibanteloup, y cbercbait une consolation à sa disgrâce; l'abbé Uarlbélemy el madame Du Deffand élaienl oc-

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