‹ Le Petit-TrianonChapitre 130 sur 314 · IbiiL · texte numérisé non relu

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S4S LR HAMEAU.

licnnciil à Lucas, un vieux bonhomme qui les lui reproelierail. La gourmandise pourlanl l'emporle ; elle ôle son chapeau, son corsage, son lablier, ses sabots, el monte h Tarbre. Lucas, qui était caché derrière, parait tout à coup et la surprend. Il est amoureux d'elle, el il ne dira rien, si on lui donne un baiser ou au moins une bonne parole. Rabel refuse, et, pour se venger, il prend ses sabots el les emporte. Arrive (iOlin qu'elle aime : elle partage avec lui les cttrises volées k Lucas, il lui prête ses sabots pour rentrer chez elle, (*t on les marie, naluridlemenl. Lucas se console en épousant la mère de Babet.

Dans les deux Chasseurs et la Laitière^ Anseaumc n'a pas fait grands frais d*invenlion. C'est la mise t^n action des deux fables de La Fontaine : la Laitière et le Pot au lait et l'Ours et les deux Compagnons. La reine, en Perrette, passe en chantant :

Voilà, voilà la petite laitière :

Qui veut acheter de son lail?

devant Guillot qui guette un ours. Un moment après, elle rentre pour pleurer son pot cassé, tandis que Guillot a fui devant l'ours, et ils se moquent l'un de l'autre. D'après les Mémoires du comédien Fleury , il y aurai! eu grand concours ]>armi lescourtisans pour jouer le persoimage muet de l'ours. L'anecdote est a.ssez plaisante; mais on sait qu'il n'y a aucun fond k faire sur cette relation apocryphe, pas plus que sur les Mémoires du coiffeur Léonard et de la comtesse d'Adhémar, qui ont tout juste la valeur d'un mauvais roman.

On ne peut rien imaginer de plus ineple que le sciMiario A* Isabelle et Gertmde*. Un détail cependant est h noter dans cette rapsodie : c'est l'introduction dans la littérature française des esprits aériens, sylphes, etc., qui devaient devenir plus tard si fort à la mode. (i(*rlrude, veuve auslère, qui n'admet qui; les sentiments les plus spiritualisés, s'en lai.sse cependant conter par le

t . Ou les Sylphes supposés.

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