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LA ROBB BLANCHX DR LA RRINB. ÎB5
raille. En 1782, il préféra échanger colle propriélé pour sa va* leur eu argcul, cl on la repril contre une ordonnance au porleur de 1 ,200,000 livres qui, déposée au Irésor, lui rapporla, en altendanl un meilleur placement, 60,000 livres de revenu. II avail une gralificalion annuelle de 30,000 livres. Sa femme, en qualité dn gouvenianle, recevait 24,000 livres pour les livrées. Ija nMn<ï y fit ajouter, en 1783, une pension viagère de 80,000 li* vres sur la tête du duc et de la duchesse après lui*. A la fin de Tannée 1783, la société Polignac, qui s'était essayée, trois ans auparavant, & faire nommer deux ministres, MM. de Ségur et de Castries, tenta un coup de maître et réussit. Elle profita du désarroi, où la démission de Necker et l'incapacité de ses successeurs avaient jeté Tadministration des Hnances, pour imposer Galonné au roi. Avoir le contrôleur général dans la main, c'était leuir la clef de la caisse*. Presque en même lemps, Yaudrcuil arrachait Tautorisation de représenter le Mariage de Figaro^ cette pièce dont Louis XVI disait, sans savoir si bien prédire, que, « si on la jouait, il faudrait démolir la Bastille'. »
Le salon de madame de Polignac, h Versailles, et le ch&teau de la reine, &Trianon, étaienlles deux seuls points demeurés hrillanls dans cel obscurcissement de la splendeur royale. C*esl au Pclil- Trianon surtout que la cour féta^ le 21 juin 178i, le roi de Suède qui venait, pour la seconde fois, visiter la France, sous le nom do comte de Ilaga. « La reine , » dit madame Campan ', « fort prévenue contre Gustave III, le reçut avec beaucoup de froideur. »Ilsétaienl cependant bien faits pour s'entendre. Le monarque suédois avail,
1. Archives parlementaires^ r« série; Paris, 1882, in-8«, XIH. Livre rouge ti Étal nominatif îles pensions, \ '• classe.
2. « Le déparlemenl des finances, » dit Angeard, « élail celui qui conrennit le plus à leur rapacité. »
3. Madame Campan, I, c. xi. — Mt*m. sec., 27 septembre 1 783. — C'esl par la reine (|u'il loblinl. Elle devait assister à la représentation, une incommodité Ton cinpi^clia; le comte d*Artois y alla. Madame de Polignac sollicita et obtint Taulonsalion de quiUer le dauphin pour n*y pas manquer.
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comme cllo, lo goiil du jardinage cl ils avaient échangé les plans el vues des paysages cl des fabriques de DroUningliolm et de Trianon*. Quanl à la passion des spectacles, (iuslavu III l'emportait encore sur Mario-Anloinelte. Il composait lui-même des pièces de théâtre, et, pour 1rs jout^', il obligeait u des jeunes Tilles de haute naissance, des mères et des vieillards » à moutt^r avec lui sur les planches. Il dirigeait en pers(»nne les acteurs, leur donnait des leçons de déclamation, écrivait de sa main les billets d'invilation et allait jusqu'à employer, pour les représiïutations, les diamants de la couronne. C'est à Topera qu'il entretenait les ministres étrangers*. Aussi la glace du premier accueil, dont parle madame Campan, ne tarda-t-elle pas à se fondre.
La fête de Trianon dépassa en magnificence tout ce qu'on avait vu jusque-hi. Klle « a été charmante, » écrivit h son frère le moiuirque suédois, « on a jouée sur le petit théâtre le Dormeur reveillé, par M. de Marmontel, musique de Tiretri', avec tous l'appareille de les ballets de Topera, reunis à la comédie ittallicnne. La décoration de diamans termina le spectacle. On souppa dans les pavillons du jardin, et après souper, le jardin anglois fut illummiimée : c'etoit un enchantement parfait. La Heine avait permis de si pronnnener aux personnes bonnettes qui n'etloit pas du smipper, et on avoil pn^venu qu'il falloit être habillées en blanc, ce qui formoit vraimc^nt le spectacle des Champs Kllisées. I^a Reine ne voulloit pas ce mettre k table, mais fit les honneurs comme Taurpit pu faire la maitresse de maison la plus bonnette. Elle parla h tous les Suédois et s'occuppa deux avec un soin et une attention extrême. Ttmtte la famille Royal y ettoit, les charges dtr la cour, hïurs femmes, Irs capitaines des gardes du corps, les cheffes des autres troupes de la maison du Roi, les ministres et l'ambassadeur de Suède. La |)r. d(* îiandial fut U) seul des princ(*sses du sang (|nî y (*ttoit.