Mercy, III, 4S
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cciico clc Louis XIV, où l'on vcuaîl avec laiil (rcmpressomenl lie loulc rKurope prendre des leijoiis de bon goùl el de poIilCHSo, lie fui plus (ju'une pelile ville de province oii Ton n'ullail qu'avec répugnance, el donl on s'enfuyuil le plus vile possible'. »Âprbs son déjeuner, le roi, pour se dislrairc, monluil dans les combles du palais, el de là, avec une lorgncllc, il épiail les rares carrosses qui faisaienl leur apparilion dans Tinmiensilé vide de lavenue de Paris*.
Toule la semaine, Marie- Anloinellc menail la vie de cliàleau cbcz la duchesse de Polignac. Quand elle cnlrail chez son amie, elle se plaisail k dire : Mainlenanl, « je ne suis plus la Reine, je suis moi'. » « On se rassemblait dans une grande salle de bois, conslruileàrexlrémité de celle aile du palais qui regarde Torangcrie ; au fond, il y avail un billard; à droile, un piano; & gauche, une lable de quinze. On y faisail de la musique, on causail\ » Le peu qui reslail de cour se lenail là. La duchesse donnail des soupers, des bals, des concerls, des speclacics que le roi el la reine honoraienl de leur présence. La comlesse Diane do Polignac, dans des mémoires sur sa belle-sœur qu'elle a publiés en 1798, fail remarquer avec raison que, si son frl're a reçu dos sommes considérables, la plus grande parlie en fui employée aux dépenses qu\*nlrainail celle représonlalion exceplionnelle. Il faul noler cependanl que les maisons du roi el do la reine payaienl une parlie des frais'. Mercy rapporte* que, en 1780, il élail queslion de donner au duc de Polignac le comlé de Bilclio en Lorraintî el que ce projel n'avail pas eu de suile. Après la niorl de Marie-Thérèse, on revinl à l'idée (h* le doler d'un domaine engagé, el il oblinl le comté de Feneslrange, aussi en Lor-
I. Le duc de I.évis. Souvenirs cl Portraits; Paris, 1857, iii-12, 333. *i. Le comte d1lézcr(|iies. Souvenirs d'un \Huje; Paris, 1873, iii-t2, iCO.