‹ Le Petit-TrianonChapitre 159 sur 314 · Au mois d'aoùl · texte numérisé non relu

Au mois d'aoùl

4. I.ollic (le MaritvAiiloiiKflle à Joseph II, 27 sepleiiilire il%\i, — lin fuit assez nirieux, c'esl que luus les auteurs de iiiémoiix's uni donné k rappurilion du la fuubbe leine dans les bosquels de Versailles une date inexacte. Ils Tonl

LK PORTRAIT DB LA RRINR. t77

(Hnal dans le parc do Versailles. La femme Lamolle soutira ainsi de sa dupe fascinée plus de 120,000 livres*. Toul à coup elle entendit parler de démarches tentées par Boelimer pour vendre à l'étranger le collier refusé par la reine, et conçut la pensée d'une escroquerie gigantesque dont le cardinal serait l'agent inconscient. Elle lui conta que la reine, se ravisant, mourait d'envie d'avoir ce bijou, mais n'osait l'acquérir ouvertement, et elle l'amena à croire que celte princesse lui rendrait toute sa bienveillance et le pousserait même au ministère, s'il l'achetait pour elle. KUe devait lui faire passer secrètement l'argent nécessaire pour le payer en plusieurs termes. Le cardinal tomba dans le piège, prit le collier chez Boehmer, le porla, le 1*' février 1785, chez madame de Lamotle (|ui le remit devant lui entre les mains d'un valet supposé de la reine V II vivait depuis lors dans l'espérance des plus hautes destinées, tandis que le joaillier attendait son argent.

Bochmer, à la première échéance, no voyant rien venir, se rendit le 3 août, auprès de madame Campan qui était à Crespy, chez son beau-père, pour lui demander d'intervenir auprès de la reine afin de le faire payer. Madame Campan lui démontra qu'il avait dû être trompé, et lui conseilla d'aller trouver le baron de Breteuil, qui avait la charge des diamants de la couronne, « de lui dire avec sincorilo tout ce qui s'était passé et do

se laisser diriger par lui Je passai, » conlinuo la premièro

femme do chambre, « dix jours à ma campagne sans entendre parler do cette affaire. La reine m'ayant fait demander au Petit-

placéo on 1785, ipichpins jours nviinl rairoslAlion du canliiml, cl la lifîiit à riiilriguc du collier, laiiilis que, (l*après les pièces du procès, elle esl d*uiie année anlérieure el loul h fail élrangère à ralTairc. Célail une manœuvre de la femme Lamolle pour soulirer de Targent au cardinal ; elle ne pensa au collier que plus lard. Madame Campan, Tabbé Georgel et même Beugnol, qui prélend avoir vu revenir la femme LAmolle et la Hlle Oliva de leur expédilion, se Irompenl égalcmenl sur ce point*

1. Le comte Hcugnol. Mémoires; Paris, 1808, 2 v. in-8*, 1, c. i et u.

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