tiiimni, XIY, HJ
U. il(<f/i. j(tr., 13 janvier 1783.
4. Celle indi«'aliou esl coiilinnée pur riiiveulairc de la gaitle-robo du duc de Guiclie : « V>\\ liabil, veste el cululle, pour Harlliolu, 1785. >» Arcb. de Seiiie-et-Oisc. K. ilK7. — IClaiil en garnison «'i Veitlun, en I77G, il avait, sur un tlirdln* de soi'i«*lé, Joué le lûle de Basile.
LB PORTRAIT DB LÀ RBINB. S8i
baron Griiniii,« d'un juge sévère cl délicat qu'aucune prévention de cour n'aveugla jamais sur rien*. »
Le comte de Yaudrcuil était un Almaviva accompli, et il joua si bien ce rôle que le bruit se répandit que le personnage d'amoureux de la reine ne se bornait pas pour lui au théâtre, llion n'était plus faux cependant. Marie-Anloinette, ditTilly', dont le témoignage est ici confirmé par madame Gampanetpar le comte de La Marck, « sentaitpour lui, ainsi que je peux l'affirmer, une espèce d'éloignement pour ne pas dire de répugnance, » qui lui était inspirée par la jalousie de l' ascendant qu'il exerçait sur la duchesse de Polignac et aussi par 1rs insinuations malveillantes de l'abbé de Yermond, qui le haïssait parce qu'il en avait été maltraité. »
Le spectacle fini, la reine quitta son chftteau pour rentrer à Versailles. Quelques jours après, on exposait au salon de peinture, sous le n* 119, son portrait qu'elle avait, l'année précédente, commandé h Werlmiiller pour le roi de Suède (Voy. /)/. XVII)*. Le peintre Ta représentée se promenant avec ses deux enfants dans le jardin anglais du Petil-Trianon, sur le bord de la rivière, non loin du temple de l'Amour dont on voit au fond la colonnade et la coupole*. Le dauphin, à sa gauche, saisit sa robe; Madame royale, en bleu, marche à sa droite, portant des fleurs dans sa jupe relevée. Le petit prince, habillé de soie gorge de pigeon, lient h la main un chapeau à la Henri IV orné de plumes hlanelies, il a les insif^nes de l'ordre du Saiiil-Ksprit en