‹ Le Petit-TrianonChapitre 169 sur 314 · I.K HAMRAU · texte numérisé non relu

I.K HAMRAU

uicrs, (les gens de la ferme, du garde, qui demeuraient là avec leurs familles. La reine avait sous les yeux un tableau champêtre vivant. Elle voyait labourer les champs, cultiver les jardins, tailler les arbres, faire la moisson et la cueillette des fruits. Les vaches venaient boire au lac, sur lequel navif;;uaienl des c^mards; les ménagères lavaient Unir linge au lavoir du nniulin, qui servait réellement à moudre le grain des habitants de ce village en miniature (Voy. pt, XVIII). Il y avait le suisse Jean Bersy, garde*, dont la maison au bord de Tenceinte existe encore; celle du garçon jardinier, Breval, qui se trouvait non loin de là, a disparu. A la ferme, logeait Valy Hussard. Il avait un valet, un petit garçon qui gardait les vaches, et une fille de service, chargée de porter, tous les matins, le lait au château. Dans le jardin étaient occupés Morel et Brunot, garçons jardiniers, le taupier LecourI, le ralier Samuel Ilirsch, le fureteur Chartier, et Iliaux, faucheur h Tannée. I^e conunissionnaire Kerekove attendait les ordres, et Vassant, dit Le Iloy, garde bosquet', aidé d*un invalide', faisait dans le parc des rondes de surveillance.

La ferme, dont on voit ici le plan, était située près du bois des i)n/.e-Arpents. V]\\r. fut niiseenconinnniiailionavix ralléuduUen-

1. Il avail 45 livres |mr moi!, tlii aiilrc llersy, Uo<lol|ilic, gardait la |>orlo du jnidiii fleuriste, nioyciiuaiit 30 livres par mois. Il Tut remplacé, en 1789, par Fidèle Bersy. OH875, 1884.

2. Le Termier avait 125 livres par mois; le valet de ferme, 56 livres par mois; le gardon, 50 livres par trimestre; la servante, 200 livres par an; le commissionnaire et le garde-bosquet, 45 livres par mois. 0> 1875, 1882.

S90 IK HAMKAU.

ili;Z'Voil»|iur un |i«ililji;lr .Mir liîfnï.sr. l'iiir ^^niliili* |Mirti;, àuUVirlll

oiuvi-rl ili* niHi^aiix, ulait |ilac(*e à ['l'iilréi:. Elit* iliiiiiiail accès à uni.' cour \HïrM:uit:tr tU: boui|UfU iFarbres*. On y voyait un abreuvoir (h) t'i nu |>nils avi;c un«: roue pour faire monter l'eau*. Uu côté An liarnr-au »*éli:vail un autre purtail. à assises île niai;onneric et lie liierre» ili; tailli; alternn.-.s, surinonlé de ileux grosskrs boules, d'un aïisez bel effrl Voy.///. XIX;. (l^^tle f<;rnie était composée d'un /rrou|ie de l»;'ilinienlH i|ui com|>n'nait le logement du bouvicr(b), nue herreauxfroniageh,|du.sieursécuriesdi.stinctrs pour le taureau, les vaclies, ieh veuux, les mouton», les clièvres (a), un toit à porcs et une niclie h lapins'. « La reine, »> dit le comte d'IIézecques, f avait un huperbe troupeau de vaches suisses*. >* A la ferme, on élevait de la volaille dans un grand ponlaiUer garni de fil de fer*, et on travaillait b; laitage dans un«; laiterie dite de préparalion*, pourvue d'ustensiles qui coûtèrent 5,!IH7 livres, ti sous, r» deniers. Du 1*' juillet 17K*î au l*' octobre 17!)!, le produit de l'exploitation s'éleva h la somme de 30,170 livres. La dépense avait été, pendant cette période, de .%,523 livres, 14 sous^ G deniers, dont i2,0i:> livres, 10 sous pour le personnel, et 21, 478 livn.*s, 4 sous, 0 deniers pour les aiiimaux\

Iaï maison du garde n'offre qu'une particularité remarquable : elle eommuniqiiait avec le fossé d'i^nreinte, vers l'avenue du llendezvous, |)ar un souterrain dont l'escalier existe

1. IMoc-i'h-vi'iliiil (ri:sliiiiiilioii ilii 12 iiirs.sidor an IV.

2. ()i tSttO. - l.e iiiiil.s irexishî \iUi*i, — Dans les cuinples on trouve meiilionn/' un « cliiiriot vu noix » fuit pour la ferme.

il. (U;Ue ni( lie fui vendue, lors de lu Itévolulion, sous le n^ H744.

4. I«es vnrlie» suisses élaienl À la mode, I.c duc de Clioiseul en avait, Ix t:lHiid(;lnii|i, un lrnu|H'au vimiu dr rKrniilage(cant(Hi irtînlei-vald). DunefTand,

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