Jacques Besson, de Fribourg
^2. Maiic Magniii.
LK UAMKAU.
firoile, au clclù, la maison du jardinier se nionlro enlro les arbres, et, dans le fond, la porte de la ferme. A gauche, so dresse la tour de Mariborougli ; sur Tescalier, un homme en habit de travail en appelle un autre qui monte à sa voix. Au sommet, Louis XVI, vêtu d'un habit rouge, Thabit de Trianon, montre Versailles au dauphin, placé ii côlé de lui (/)/. XIX)'.
L'extérieur des bAtimenls destinés h recevoir la reine et sa société ne différait pas de celui des maisons qui étaient h l'usage des feiTuiers et jardiniers. Ils étaient comme elles, <i l'exception de la laiterie et de la maison de la reine qui avaient un toit de tuiles, couverts en chaume, et nous avons vu que les murs en étaient revêtus d'une peinture imitant la vieille brique, la pierre effritée, le bois' vermoulu (*t le crépi lézardé. Mais l'intérieur était hiirn différent, dit un témoin oculaire, le comte d'ilé7x*C4iues, page de la chambre du roi. Si le dehors offrait « l'aspect le plus champêtre, » on trouvait au dedans « l'élégance et parfois la recherche. >»
« Le principal manoir, dénommé maison de la Reine, » rapporte de son côlé Duchesne", « se distinguait par son étendue et par sa construction bizarre, laquelle toutefois ne sortait de la
simplicité rurale que pour prendre une tournure de féerie. Les vases garnis de fleurs et les treillis et berceaux qui l'accompa-
I. De ces niinialures, les deux premières appartiennent h M. Edouard Andr^, cl In seconde h M. l^v}'-Grémicux. Il les ont, Tun et rnnlro, gracieusement mises h ma disposition pour les faire reproduire.
î. Cicérone de VersaÙleSf 99.
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gnaicnl répoiulaicril à celle idée. » Il se composail de deux corps de logis reliés enlre eux par une galerie, peinlo eu vert-olive. Celle qui est àdroile(A)esl spécialenieul désignée dans lesconiples par le nom de maison de la reine. Le bAlimenl à gauche (c) s'appelail maison du billard. Sur la galerie (D),Miquo avail fait poser une caisse de quatre-vingt huit pieds de long sur huit pouces do large pour des fleurs et des plantes grimpantes qui montaient le long des poteaux jusqu'au toit. — La maison de la reine contenait, au rez-de-ehaussée, une salle àmanger(i)et un cabinet pour le jeu d(; Irictrac* (2). Au premier étage se trouvait une antichambre en forme de cabinet chinois', un salon h six croisées, orné d*une corniche d'ordre corinthien el tendu de tapisseries. La cheminée, en marbre blanc veiné était ornée de rosettes, d'entrelacs, de feuilles d'acanthe; les consoles portaient sur des balustres, et les glaces avaient des cadres sculptés'. Au-dessus du cabinet du trictrac était un petit salon, appelé dans les mémoires : salle des nobles (2). — La maison du billard avait, au rez-de-chaussée, un billard (3). Au premier, on avait aménagé un petit appartement auquel on accédait par la galerie. Il était composé d'une pièce assez vaste, d'unci autre de moyennt; grandeur, i'\ de trois petits cabinets, dans l'un desquels était une bibliothèqu(^\ La maison de la reine et la maison du billard sont représentées dans leur état actuel sur la planche XV.
Derrière Ir manoir principal, til «Hitoin-é (runr ctântnn? d'ar-
1. Le cahinel du Iriclrac clail liécorCi (l*iiii papier à fond verl chinois et avnil un pnrquet eu é^cliiquior. 0» 1881-82. — Vixo j^anle-rolie (4), r^inHéc au premier ôlof^'e, s'ouvrail sur Tcscalier.