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co qu'on appclail sa société^ composée de madame Élisabelh, de la duciicsse de Poligimc, de lu comtesse Diane de Polignac, de madame de (lliAlons, de la duchesse de (Juiclie, de madame de Pulaslron, de MM. I(* duc de l^ulignac, le duc de (juiclie, les duc et comle de (loigny, M. d'Adliémar, M. d'Uslerliazy, M. de Vaudreuil, M. d'AndIau et moi. Monsieur, Madame, M. le comte et madame la conilessi* dWi-tois y venaient souper deux ou trois fois par semaine, et, à jours nommés, les dames du palais de semaine et les grands officiers de la reine*. Nul autre n'y était admis.
« Le roi y venail tous les matins, seul et sans capitaine des gardes, déjeuner avec la reine, retournait à Versailles faire son lever, revenait à deux heures dîner, puis s'en allait au jardin lire dans un bosquet, passait quelquefois la journée de cette manière, ou s'en retournait à Versailles pour ses affaires ou ses conseils, et revenait souper à neuf heures. Il jouait ensuite une partie et repartait à minuit pour se coucher. Comme il n'y avait presque pas de logements à Trianon, toule la compagnie allait coucher à Versailles et revenait le lendemain pour diner et passer la journée. »
On sait que, pour combler le déficit, l'archevêque avait pro-
1. Voici, avec la dule de leur noiainatioii, les noms des personnes composant le service d'bonueur de la reine en 1787 : SuritUendante, prîncesse de Lumbulle, 177G; — dame d'honneur, piiiicessc de Cliimay, 1775; — ; dame d'atours, marquise de Mail!)', i775; et en survivance, comtesse d'Ossun, 1781; — dames du jHdais, marquise de Talleyrand, 1 770 ; vicomtesse de Clioiseul, 1770; comtesse de Giammonl, 1751; comtesse d*Adliémar, 1763; duchesse de Heauvillers, 1770; duclichsc de Luxembourg, 1771 ; duchesse de Duras, 1767 ; duchesse de Luyncs, 1775; maripiise de laHoche-Aymon, 1775; princesse d'Uénin, 1788; princesse de Hurghes, 1781; duchesse de Fitz- James, 1781 ; comtesse de Puiastroii, 1782; vicumtesse de Castellane, 1785; duchesse de Saulx-Tavanncs, 1780; piiuoesse de Tarente, 1787; comtesse Kug«':nie de (^riinimoiil, 1788; coniUrss» dt: àlaillt', 1788; romlesso de Juigné, buniUMiriaire, 1781; nimlebso do Tavannrs, honoraire, 17UU;~ vhcvalicr d'honneur, comte de Tavainios ; en survivance, son lils; — yrcmicr t^cuycr, comte de Tessé, grand d'Ks|)agne ; en survivance, duc de Polignuc ; — premier mailrc d'hôtel, viiHiuite de Talaru ; en survivance, marquis de Taluru.
LA POLITIQUK A TRIAMON. 810
posé (l'augmenter l'impôt du timbre, de lever une contribution territoriale et de diminuer la dépense de la cour. C'était en partie le plan de Turgot. En l'adoptant trop tard, la reine se souvintelle que onze ans auparavant, elle avait contribué h le faire (V.liouer alors qu'il était p(Mit-filrc encore lenips do sauver la monarchie? Quoi qu'il en soit, elle résolut de l'appliquer sans hésitation, immédiatement; et, à Trianon même, elle commença par la réforme de la cour qui atteignait principalement ses favoris*. Ils n'avaient pas été, on le pense bien, depuis 1783, oubliés dans la distribution des gr&ces et des honneurs : plusieurs d'entre eux étaient devenus chevaliers du Saint-Esprit*. Esterhazy avait été nommé commandant du Ilainaut, Vaudreuil, gouverneur de la citadelle de Lille, Coigny' avait obtenu la survivance de la charge de premier écuyer du roi pour son fils. On trouve au Livre rouge, en 1783, inscrites en son nom : 1* une somme de 139,730 livres, 12 sous, 8 deniers, pour dépenses extraordinaires faites pour le service du roi au ch&teau de Choisy; 2"^ la remise de 12,907 livres sur les droits dus par lui pour l'acquisition de la baronnie de Prélol. Polignac avait été comblé : en outre de sa gratification annuelle de 30,000 livres, le roi lui avait donné, par décision du 4 avril 1784, 100,000 livres. Le 8 janvier 1786, il avait reçu, pour remplacement du droit de huilain dA au fief de Puy-Panlin dont il était seigneur, 800,000 livres, sur lesquelles 250,000 furent
4. On élabiit alors la situation des dépenses Taites pour le Pelil-Trianon (0« <875) :
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