I PREFACE
«|iii;ll6 quaulilif île délaiU ignorés ils font cofiiiailre, quelles •*rreiirs il» founiissciil Ir iiiiiyi*ii ilr reclifii-r'.
Alix ilivi'rs iiiiilirs qui |N*uveiil |Niuss4?r li*s mlacli-urs île souvenirs k altérer la vérité, se joint, pour ceux qui ont Iravrrsé la liéviflution, une caus^; générale el involontaire, c*esl l'impression profiinilif qu'onl proiluile sur leur esprit reffoni^renienl île l'Anitieii lléginn; et la Trrrnir : leur mémoire en a été Iroulilét*. L4fnM|ue, après avoir repris pieil sur un momie nouveau, ils oui voulu jeler un regaril en arrière vers la rive qu'ils avaient quittée, la ilistance entre le présent el le passé était devenue telle que tout, ilans ce lointain, leur est apparu avec îles contours vagues et C4infus. IjcurH récits ont garilé quelqui; chose île cette imlécision; on y clicrclierait vainement rexacliluile et la netteté des mémoires sur les règnes de Louis XIV el de Louis XY. Grâce aux indications certaines des dossiers des archives, nous avons rétabli d'une façon rigoureuse Tordre des dates ainsi que la succession et la physionomie des faits.
On aurait pu, au cours de cet ouvrage, relever Terreur toutes les fois qu'on la remplace par la vérité. Mais il eut fallu, sans intérêt pour le lecteur, augmenter démesurément les proportions du livre, etcetappareil pédantesque auraitjuré avec la nature même du sujet. On a du cependant s'arrêter quelquefois pour écarter des autographes supposés qui ont acquis une autorité imméritée.
(t) Je serais ingrat si je no renieniui;» de leur concoure M. Dtïlemt, iiililii»llié('4iirc do la ville tie Ycrsaille:». ainsi «pie mes ronrirnrs (tes anliiviis iialii»iiales et des archives dé|>aHeiiieiitalt!s de Seiiie-et-Oise, piiiici|ialeni(;iil M. Fernand Gerbaui, et si je n'accordais un souvenir reconnaissant à M. lioularic, sous les auspices duquel j*al coininencé ce Uavuil.
PRÉFACB. YII
On Irouvera à la fin du volume un choix de pièces juslifîcativcs, curieuses à divers lilres. L#es planches elles-mêmes ont la valeur de |in*nves : rlU*H sont hmli;» exéculérs d*après des peintures, dessins ou gravures du xvnf siècle ou d'après nature.
On a adoplé piinr Texposilinn des fails Tordre clinniologique qui permettait de suivre les progrès des constructions et de mettre les choses h leur place. Pour les lecteurs ((ui voudraient reconstituer la monographie de chaque ohjet, un répertoire alphabétique du rliAteau et des jardins a été imprimé h la fin du volume.
Bien qu'on se soit interdit toute digression inutile, il a fallu toucher aux questions les plus variées qui naissaient du fond lui-même: botanique, jardinage, beaux-arts, théâtre, bibliographie, biographie; et c'est ce qui explique l'ampleur de l'ouvrage. Je n'ai rien négligé pour les élucider, et j'ai essayé d'appliquer, dans cette étude d'histoire toute moderne, l'esprit de critique et la méthode que mes confrères de l'école des chartes apportent dans leurs recherches sur des époques plus reculées. Le lecteur jugera si j'ai réussi ; j'ai tout fait du moins pour ne pas mériter qu'on me reproche d*avoir manqué do conscience et d'impartialité.