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I«cscure, II

340 LB HAMBAU.

et rovicnl toujours dincr à Trianon. a Lo jeudi 24 juillet, Mos- (lumes tantes furent invitées à dtner. Le menu de ce repas nous a été conservé aux archives nationales*; le nombre de mets dont il est composé est juste le double de l'ordinaire.

Quatre potages le rîz,

le sclieiber,

les croulons aux laitues,

les croulons unis pour Madame.

Deux grondes entrées. . . la pièce de bœuf aux choux,

la longe de veau à la broche.

Seize entrées les p&lés à l'espagnole,

les côlelelles de nioulon grillées,

la lôte de veau sauce poinlue,

les poulels à la tarUrc,

les atlclettcs de lapoieatix,

les ailes do poulardes à la maréchale,

les abalis de dindon au consommé,

les carrés de nioulon piqués à la chicorée,

le dindon poêlé à la ravigote,

le ris de veau en papilloUe,

le cochon de lail à la broche,

la poule de Caux au consommé,

le caneton de Rouen à Torange,

les lllels de poulaitle en casserole au riz,

les poulels froids,

la blanquelle de poularde aux concombres.

Quatre hors-iVœmre. ... les filels de lapereaux,

le carre de veau à la broche, le Janel de veau au consommé, le dindonneau froid.

Six plats de rôts le poulel,

le cha|K)n pané, le levraul, le dindonneau, les perdreaux, les lapereaux.

Iku.e mtnjnis enlrcmt'ts. . . 1rs jainhons de NV(>slplialii%

lu buisMiii de hrioi'lies.

1. K. 1710. — Ce menu a élt* publié une première fois parM.deLescurc dans son livre sur tes Palais de Trianon, p. IBîi.

342 LIfi UAMKAU.

procès-verbal de vente du mobilier de la liste civile, il y avait sept fif^iirtîs de cire {;roiipé(*s a sous un palanquin cliincds, »> dit le texte.

tf La Heine, » dit la Correspondance seo'êie, h la ilale du 5 août', u lit^nl toujours sa cour h Trianon. Cette cour est composée des familles de (^oigny, Polignac et Yaudreuil. » On le voit, du premier jour au dernier, elle appartient tout entière et exclusivement h sa société intime. Ce n'est pas que le désenchantemenl ne fut venu, on Ta constaté plus haut* par la lettre d(i Joseph II. Elle avait maintenant percé tous les favoris il jour. Elle savait à quoi s'en tenir sur la bonhomie et la franchise de Besenval. L'emportement auquel il s'était laissé aller, l'année précédente, avait jeté un vilain jour sur le caractère du duc de Coigny. Le comte de Yaudreuil la fatiguait par sa violence, ses exigences et ses allures impérieuses. Madame Campan raconte que, ii Trianon, en 1780, il s'était oublié, jns- ({u'a casser, dans un accès de colère contre des billes bloquées, lu queue de billard de la reine, objet d'art d'un grand prix : elle était taillée dans une dent d'éléphant, et la crosse en était d'or, et u travaillée, » dit madame Campan, a avec infiniment de goût*. »

Les Polignac qui n'avaient plus rien h espérer ne se gênaient plus avec la reine. Ils cessèrent, dit le comte de La Mark*, de se montrer soigneux de réunir dans leur salon les personnes qu'il lui convenait d'y rencontrer.... Les choses en vinrent à ce point qu'avant de se rendre chez eux, elle était obligée de s'informer par un valet de chambre des noms des personnes qui s'y trouvaient et souvent An s'abstenir d'après la réponse. Elle s'était peu à peu déshabituée d'y aller et avait recherché la compagnie de la comtesse d'Ossun', sœur du duc de Cuiche, parfaitement

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