I, in
5. (jtMieviôvu de (jruiniiioiit, mariée à Cliarles-Picrre-lIyaciiilhe, comle d'Ossiiii. — Voyez uiissi Oberkircli, II, 114. — Ou avait, Tanaée précédentOi
Vt'-è LK UAUB AU.
Nous n'avoiis pus une seule fois rencoiilré le coiiilc Forscii îi Triaiioii. Il était copendaul revenu à Versailles, après la guerre d'Aninritjue, (lavait obtenu un régiment, le Royal -Suédois. Il se partageait entre sa |)atrie d'adoption el son pays natal. En France, il vivait h la cour quand les exigences du service militaire ne l'appelaient pas en Flandre, oii il tenait garnison*. La reine lui avait conservé les sentiments de la plus confiante amitié, connue le démontre la correspondance publiée par le baron de Klinckowslrom, r.orrespondance où des ratures multipliées soulignent si maladroitenu'ut certaines expressions un peu vives. Mais il ne parut jamais dans la société des favoris, « bien qu'ils lui eussent fait toutes les avances pour l'y attirer. » Le comte de La Marck pense ([ue c'est sur l'inspiration de Marie-Antoinette qu'il agit ainsi.
Depuis quelques années, la reine avait inspiré un amour insensé à un ancien conseiller au parlement de Bordeaux, nommé de C^stelnaux, dont l'esprit était aliéné. Pour la voir, il la suivait partout, au jeu public, h la cbapelle, au spectacle; il accompagnait la cour dans tous ses voyages, à Fontainebleau, à Saint- Cloud, sans parler jamais à pers(»nne. » A Trianon, » dit madame (iampan', « la jmssion de ce mallieureux liomme devenait encore plus importune ; il mangeait b la bâte un morceau cbez quelque suisse et passait le jour entier, même par la pluie, à faire le tour du jardin, marcliant t(»ujours au bord des fossés. La reine le rencontrait souveni quand elle se promenait seule ou avec ses enfants. (Cependant elle ne voulait permettre aucun moyen de violence pour la soustraire à cette insoutenable importunité. Ayant un jour donné à M. de Sèze' une permission d'entrer à l'rianon, elle lui fit dire de se rendre cbez moi, et m'ordonna d'instruire ce célèbre avocat de l'égarement d'esprit de M. do Castelnaux, puis de l'envoyer cberclier pour que M. de Sèzo oui
1. Son rûgiiiiciil éluil canloiuié à Valcncioiiiics cl à Muiibcugc.