Laprinrt'sse de LnmbalU; Pnris, 1804, in
Và'i Lit UAIISAU.
procès-verbal de vente du mobilier de la lisle civile, il y avail sept figiinîs de cin* gn)iipé(»s a sous un palanquin chinois, »> dit le texte.
tt La Iteinc, d dit la Correspondance secrète, k la date du 5 aoAt \ a tient toujours sa cour k Trianon. Cette cour est composée des familles de (^oigny, Polignac et Yaudreuil. » On le voit, du premier* jour au dernier, elle appartient tout entière et exclusivement k sa société intime. Ce n'est pas que le désenchantement ne fût venu, on Ta constaté plus haut' par la lettre de Joseph II. Klle avait maintenant percé tous les favoris k jour. Klle savait k quoi s'en tenir sur la bonhomie et la franchise de Kesenval. L'emportement auquel il s'était laissé aller, l'année précédente, avait jeté un vilain jour sur le caractère du duc de Coigny. Le comte de Yaudreuil la fatiguait par sa violence, ses exigences et ses allures impérieuses. Madame Campan raconte que, à Trianon, en 1780, il s'était oublié, jusqu'à casser, dans un accès de colère contre des billes bloquées, la queue de billard de la reine, objet d'art d'un grand prix : elle était taillée dans une dent d'éléphant, et la crosse en était d'or, et « travaillée, » dit madame Campan, a avec infiniment do goût*. »
Les Polignac ([ui n*avaient plus rien k espérer ne se gênaient plus avec la reine. Ils cessèrent, dit le comte de La Mark*, do se montrer soigneux de réunir dans leur salon les personnes qu'il lui convenait d'y rencontrer.... Les choses en vinrent à ce point qu'avant de se rendre chez eux, elle était obligée do s'informer par un valet de chambre des noms des personnes qui s'y trouvaient et souvent (h; s'abstenir d'après la réponse. Elle s'était peu à peu déshabituée d*y aller et avait recherché la compagnie de la comtesse d'Ossun*, sœur du duc de Guiche, parfaitement
i. Lescure, II, 270.
2. l'iLgc 212. Lu IcUru de Joseph 11 esl dulée du !i iioveiiibro i7b7.
5. Geneviève de Grurninoiil, mariée à Charles-Pierre-Hyacinthe, comle d*Ossiiii. — Voyez aussi Oberkirch, II, 114. — On avait, Tonuôe précédente»
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bonne ci iloucc, cl douée d'une liaulc vcrlu. Malgré toutes les précautions pour ne pas exciter la jalousie des Polignac, leur société en prit ombrage et exhala son mécontcntemenl en propos malveillants. c< On parla avec malignité de ce que la reine aimait k danser des écossaises avec un jeune lord StnilliavoM, aux |)etils Imls, riiez madame d'Ossnn. lin liahilnndii salon Polif^nac, et qui devait avant tout une profonde reronnaissance et les plus respectueux égards h la reine, Tit contre elle un couplet très méchant, et ce couplet, fondé sur un infâme mensonge, alla circuler dans Paris*. »
u Du moins, » dit madame Campan, « Marie-Antoinette n'eut pas & reprocher à madame de Polignac un seul défaut qui pût lui faire regretter le choix qu'elle en avait fait comme amie. » Ce n'est pas l'avis du comte de La Marck, qui raconte qu'une fois, la reine s'étant hasardée « à lui exprimer le déplaisir que lui inspiraient plusieurs des personnes qu'elle rencontrait chez elle, » cette tendre amie, dont on vantail si fort la douceur et la délicatesse, avait osé répondre : » Je pense que, « parce que Votre Majesté veul bien venir dans mon salon, ce n'est « pas une raison pour qu'elle prétende en exclure mes amis. » Plus tard, au temps des mauvais jours, alors que la princesse de Lamballe était revenue d'Angleterre, où elle était en sûreté, à Paris qui lui réservait une mort affreuse, pour être auprfes de la reine, le comte Fersen, faisant un voyage à Vienne, y voyait madame de Polignac el s'étonnait de l'indifférence qu'elle montrait pour celle à qui elle devait tant. On lit dans son journal : «15 août 1791.... Madame de Polignac me parla plus des affaires
que de la Reine; elle me dit mille choses. — 24 août Elle
parle toujours d'affaires et peu de son amie. »
parlé de la faveur de la princesse de Tarenle, Louise-Emmanuelle de Chastillon, mariée à Charles Bretagne Marie Joseph de La Trémoille, prince de Tarente, et dont M. de Reiset a publié le ^rinài (Journal de fnadame Éhfe, L II). Mais cette faveur fut éphémère.
i. UManrk, I, 57.
Nous n'avons pas une seule fois renconlré le conile Fcrsen à Trianon. Il étail cependant revenu à Versailles, après la guerre irAnuTiijue, l'I avail obtenu un n'^ginienl, le Rtiyal -Suédois. Il S(; partageait entre sa patrie d'adoption et son pays natal. Eu France, il vivait h la cour quand les exigences du service militaire ne l'appelaient pas en Flandre, oii il tenait garnison*. La reine lui avait conservé les sentiments de la plus confîantc amitié, connue le dénionlre la correspondance publiée par le baron de KlinckowstrOni, correspondance oii des ratures multipliées soulignent si nialadroitenn^nt ciM'taines expressions un peu vives. Mais il ne parut jamais dans la société des favoris, « bien qu'ils lui eussent fait toutes les avances pour l'y attirer. » Le comte de La Marck pense que c'est sur l'inspiration de Marie-Antoinette qu'il agit ainsi.
Depuis quelques années, la reine avait inspiré un amour insensé à un ancien conseiller au parlement de Bordeaux, nommé de r^stelnaux, dont l'esprit était aliéné. Pour la voir, il la suivait partout, au jeu public, h la cbapelle, au spectacle; il accompagnait la cour dans tous ses voyages, à Fontainebleau, à Saint- Cloud, sans parler jamais h perscunie. a A Trianon, » dit madame (iampan', <« la passion de ce malbeureux bomme devenait encore plus inq)ortune; il mangeait b la bâte un morceau cbez quelque suisse et passait le jour entier, même par la pluie, à faire le tour du jardin, marcbant toujours au bord des fossés. La reine le rencontrait sonveiil quand elle se promenait seule ou avec ses enfants, (cependant elle ne voulait permettre aucun moyen de violence pour la sonsiraire à cette insoutenable importunité. Ayant un jour donné h M. de Sèze' une permission d'entrer à Trianon, elle lui fit dire de se rendre cbez moi, et m'ordonna d'instruire ce célèbre avocat de l'égarement d'esprit de M. do Castelnaux, puis de l'envoyer cbercber pour que M. de Sèzo eùl
1. Soiirégiiiieiil 6luil canloiuié à Valcncieiiiics cl à Muubcuge.