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Il était alors avocat au parlement de Bordeaux

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avec lui un enlrclien. 11 lui parla près d*unc heure el fil beaucoup (rimpression sur son espril : enfin M. de Caslelnaux me pria (K annoncer à la reine que, décidémenl, puisque sa présence lui élait importune, il allait se retirer dans sa province. La reine fut fort aise el nio recomninnda d'exprimer k M. de Shzo louU* sa satisfaction. Une domi-licure après que M. de Sbrx* fut parti, on m'annonça le malheureux fou ; il venait me dire qu*il se rétractait, qu'il ne pouvait, par le seul effet de sa volonté, cesser de voir la reine aussi souvent que cela lui était possible. Cette nouvelle réponse était désagréable à porter à Sa Majesté ; mais combien je fus touchée de l'entendre dire : « Eh bien! qu'il m'ente nuie ! mais qu'on no lui ravisse point le bonheur d'être libre. »> 11 disparut après le 10 août 1790*.

Si l'on en croyait une lettre de Marie-Antoinette à madame de Lamballe, publiée par M. de Lescure*, il y aurait eu un voyage à Trianon, au printemps de 1789. « Je ne peux, »> dit-elle, « résister au désir d'ajouter un mot k ma lettre d'hier. Je pars dans l'instant avec la bonne Elisabeth pour mes jardins de Trianon. M. de Jussieu les est venu visiter et j'y fais de grandes plantations nouvelles. J'espère bien^ ma chère Lamballe, que j'aurai la consolation d'y aller avec vous la prochaine fois. Nous sommes assez tranquilles ici dans ce moment. Le bourgeois et le bon peuple sont bien pour nous. Adieu, mon cher cœur, je vous embrasse. » Il n'est, dans les documents authentiques, question ni de plantations, ni de séjour à Trianon, eu 1789.

Quel agrément d'ailleurs la reine eût-elle pu trouver à cette époque dans cette résidence? Depuis le mois de mai, des processions de visiteurs s'y succédaient. Tous les députés des provinces voulaient voir ce ch&teau el ces jardins fameux, sur lesquels on avait débité tant de récils fantastiques. Les uns y cherchaient la trace des désordres supposés de la

1. Le comte d^Hézecques donne sur ce personnage des détails analogues.

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