Paris, 1762, î v. 'u\'i
;i. Traité de la cttUurc des tcrren; Paris, I731-I760, « v. iii-12. 4. Il était titulaire de la Moiiiintc de Troycs.
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vante, peu avant la moisson, le roi alla a examiner les différents états (les blés. S. H., » dit la Gazette ^ a daigna entrer dans des détails qui sont une suite de ces expériences, et elle écouta avec satisfaction le compte que le sieur Tillet lui en rendit. » Ces résultats furent portés à la connaissance du public par une lettre du sieur Le Roi, lieutenant des chasses du parc de Versailles, à Diderot, lettre que celui-ci fit insérer dans le Mercure d'octobre 1756. Tillet, de son côté, les exposa plus amplement dans une brochure publiée à la fin de la même année*.
Trois ans après, en 1759, Louis XY faisait commencer au Petit-Trianon une autre expérience, plus intéressante encore, et qui allait exercer sur la constitution de la science botanique une influence décisive*.
1. Prieit des expériences faites à Trianon sur la came qui corrompt les Ués: Troyes, 1756, in-4*. Ce travail a eu une seconde édition en 1785.
t. Avant de passer & une époque postérieure, notons, afin de ne rien oublier de ce qui regarde Trianon, que c'est en montant en carrosse pour se rendre à ce ch&teau que Louis XV fut frappé par Danûens, le 5 janvier 1757.
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doul rauiorilé élail de beaucoup supérieure à sa situation officielle, (iliargé do diriger la plantation du droguier', avec le modeste litre de sous-démonstrateur, Uernard de Jussieu avail acquis une grande réputation par Tétenilue de ses connaissances el la sûreté de sa méthode. Il n'avait publié qu'un petit nombre de mémoires, mais ses leçons et ses conversations l'avaient mis en haute estime parmi les naturalistes; « l'Europe était pleine de ses disciples*, » et sa renommée était parvenue jusqu'à Louis XV.
En 1759, ce prince, à l'instigation sans doute de son jardinierfleuriste, qui, nous l'avons vu, s'était peu à peu élevé de la pratique à la science, se proposa de joindre à ses potagers un jardin botanique, et il chargea Bernard de Jussieu de présiiler à l'arrangement de celte collection. Le botaniste vint s'établir dans la maison de Uichurd*. Il avait beaucoup réfléchi jusque-là au jiroblëme de la classification des plantes, et il pensait qu'il fallait on chercher le principe dans la structure de l'embryon et l'insertion de l'étamine et de la corolle. C'est d'aprfcs ces idées, absolument nouvelles, qu'il disposa dans le jardin de Trianon les ordres do végétaux, en suivant la nomenclature de Linné. Il ne publia cependant aucun mémoire sur sa découverte, parce qu'il se réservait de la perfectionner par des observations ultérieures. Mais on peut dire que la méthode naturelle était dès lors fondée. Aussi Âdanson, qui avait suivi de près ses travaux à Trianon, l'appelle-t-il, dans le grand ouvrage qu'il fit paraître, en 1763, sur les Familles des plautes\ le Newton «le la botanique. Bernard de Jussieu, qui eut pu facilement obtenir la direction de ce nouveau jardin, ne songea même point à la demander. Cependant, s'il n'eut pas le titre et les appointements d'un directeur, il en exerça