Histoire naiureUe âc$ fraiMiert: Paris, 1766, xn-ït
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péricnccs du nouveau systëmo d'agricullurc fondé sur les principes du sieur Duhamel du Monceau, pensionnaire do l'académie des sciences*. » Si Ton veut savoir quelle est cette théorie, qu'on écoute Duhamel lui-mftme qui la résume ainsi : « Lies principes généraux de la nouvelle culture se réduisent à deux objets principaux : le fréquent usage des labours et l'éjtargne de la semence. » Et, simpliHant encore son enseignement, il dit, en terminant ses Eléments d'agriculture* : « La nouvelle culture peut se réduire au seul usage du semoir. » Maintenant de quelle nature fut Texpérience à laquelle participa Louis XY? Est-ce dans cette occasion qu'il mit la main à cette charrue qu'on conserva |)endant tout le règne <le son successeur au Petit-Trianon et qui fut vendue par le district de Versailles avec les autres meubles et ustensiles des palais? On Tignore. Malgré la solennité attribuée par la Gazette de France à la cérémonie agricole du 2 avril, il est probable qu'en réalité elle ne fut pas très sérieuse, car Duhamel qui, chaque année, de 1751 à 1760, a publié le résultat des essais faits d'après son système sur divers points de la France, n'en a pas rendu de compte détaillé*.
D'après la Gazette encore, le 30 octobre 1755, « le Roi vit à Trianon les préparatifs des expériences sur la cause de la corruption des blés et sur les moyens de la prévenir. Le sieur Tillet', chargé parS. M. défaire ces expériences, lui présenta le pian de ses opérations et lui donna quelques détails sur les principaux effets qui devaient en résulter. » On lui avait livré un terrain de huit cent neuf pieds de long sur cent deux de large, qu'il partagea en quatre bandes, séparées par des sentiers, et qu*il sema de grains infectés. Une moitié de ces grains fut laissée à elle-même, afin de montrer jusqu'oii pouvait aller le mal. il appliqua h l'autre moitié une préparation ilestinée à les guérir. Le 22 juin de l'année sui-