‹ Le Petit-TrianonChapitre 33 sur 314 · Paris, in · texte numérisé non relu

Paris, in

LB JARDIN BOTANIQUE. tl

gairc. « Les amalcurs », dil-il, « qui vculcnl s^amusor de ia bolanique pourront, sans autre secours que ce manuel, connaître les tilH plantes dont nous rapportons les propriétés; ils pourront les voir vivantes h Trianon, où elles font partie de la nombreuse collection que le roi y a fait rassembler et entretenir depuis 1759. Ils trouveront, dans ce magnifique jardin, les plantes dans le meilleur état par les soins de Tliabile cultivateur à qui elles sont confiées ; elles y sont rangées comme dans ce livre et portent sur les étiquettes les mêmes numéros et les mêmes noms français et latins. L'ordre qu*on y observe est celui des familles proposées par M. de Jussieu. C'est le fruit do ses observations sur toutes les parties des plantes et principalement sur la considération de l'embryon dans la graine et do la situation des étamines*. »

Tous les botanistes de l'Europe avaient alors les yeux fixés sur les jardins de Trianon. Les succès dus & l'babileté de Ricbard, qui s'bonorait maintenant du titre de « jardinier-botaniste du Roi », étaient, & mesure qu'il les obtenait, signalés par les publicistes & l'attention des amateurs de botanique. A la première page de son traité sur les familles des plantes, Adanson écrit, avec l'orlbographe singulière dont quelques esprits systématiques préconisaient h cette époque l'adoption : « Il ne sera pas Iiors de propos de citer 2 faits nouveaux : le 1"' est que le cliionante grefé sur le frêne depuis près de 2 ans* à Trianon a fort bien réussi et suporté les 8 degrés de froid de Tiver dernier qui a été des plus longs ; si cette grefe se soutient et si ele n'est pas dans le cas de celés qui, faites sur des arbres trop peu analoges, résistent queikefois 2 à 3 ans et meurent ensuite, ele connrmera le raport que nous avions soupçoné entre ces 2 plantes... » Nous ne continuons pas la citation, dont la suite n'intéresse plus le Petit-Trianon.

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