l«c livre, nous Invons dil plus Imul, a paru en
ii LB JARDIN FRANÇAIS.
Beaucoup (rétrangcvs vcimionl visiler ce jardin botanique. Linné étail entré en correspondance avec Claude Uicliard qu'il regardait comme « le pins Iial)ile horlicnllenr que l'Europe oiU jamais vu*. » Le vciui suprAme qu'il fcninail élail d'aller h Trianon pour y apprendre de Richard l'horticullure, « cel arl, » lui écrivail-il, « dans lequel vous avez surpassé lous les autres hommes.' » Il lui signalait des essais & tenter, lui demandait des raretés, et reconnaissait qu'il devait k Claude et & son fils Antoine, dont nous parlerons tout h l'heure, plus de végétaux qu'à personne*. Louis XY lui-même eut la galanterie d'en adresser un panier au savant suédois. L'envoi arriva à Upsal le 19 juillet 1771, avec cette étiquette : « Plantes données par le Roy du jardin botanique du Roy à Trianon. » Mais, ô douleur! lorsque Linné ouvrit le panier, il n'y trouva que du foin : le courrier avait oublié de l'arroser pendant la route \
Pour enrichir le Petit-Trianon, les chefs d*escadre eurent l'ordre de récolter, au cours de leurs navigations, les produits do la flore exotique. On avait conservé des graines de tulipier, apportées de Virginie en 1732; Claude Richard les éleva, et ce bel arbre se répandit dans les jardins. Dans un voyage à la Louisiane, en 1750, M. de La Galissonniëre recueillit des échantillons du galé^ arbre à cire, que divers cultivateurs essayèrent vainement d'acclimater; Claude Richard seul réussit, on le plantant dans le sable de bruyère. L'abbé Pingre, chargé, en 17til, d'aller observer à l'ile Rodrigue le passage de Vénus sur le soleil, fit dans les Indes une ample moisson de végétaux
{. « Cumtusis summus cullor planlarum quem Europa unquàm vidil.. »* 24 scplembrc i7C5.
2. «( Pi*ofeclo, si Jupilcr niihi rcfcircl aiinos, iiil inagis in volis hobcreiii quuiii (u adiré cl u (c in horlicuUui-à iiislrui, in quà aiio inoHales oinncs sufiorasli. » Scplenibru 1707.