I. Oi
LB CHATKAU. S8
placo ot se rejoignent si exactement qu'il faut les avoir vu s'ouvrir pour croire qu'elles sont mobiles*. Le plan ci-joint (pi. VU), prouve qu'il y avait deux tables de dimensions différentes dans la grande et dans la petite salle à manger; on y voit les contrepoids dans les souterrains*. Pour faire fonctionner ce mécanisme, il fallait distraire, au rez-ile-cliaussée, deux pibces des cuisines et offices qui allaient devenir insufBsants. Aussi, en adoptant le projet de Loriot, le roi ordonna-t-il de construire des bâtiments pour le service, sur l'emplacement des jardins de couches marqués dans la planche IV, parlesletlettrcs NN*. Us s'élevèrent en 1770 et 1771 et furent payés 56,900 livres.
Les mémoires du xvni* siècle ne contiennent aucun détail sur les séjours de Louis XY à Trianon pendant les dernières années de sa vie. On relève seulement, dans la Gazette de Frtmce, la mention de deux petits faits. Elle nous apprend que, le 29 novembre 1771, le jardinier Richard ménagea une surprise au roi qui en témoigna une vivo satisfaction. En passant do la salle h manger dans le salon do compagnie, le prhicc vit tout à coup, en avant de l'orangerie, sur un gradin éclairé par des réverbères dissimulés dans la verdure, un tableau de fleurs à ses livrées*. Sur un fond de reines-marguerites rouges et violettes était tracé, en marguerites blanches, sou chiffre, accosté d'une inscription de même couleur en lettres hautes de six pieds. On lisait à gauche : « Vive le Roi », et à droite « le Bien-aimé. » La reine-marguerite était alors une nouveauté. La graine en avait été apportée de Chine par des missionnaires et
\. I.ettres sur les découvertes de M Loriot, par M. Patte, architecte du duc régnant de Deux-Ponts. Mercure de France^ février 1778, f 90.