‹ Le Petit-TrianonChapitre 55 sur 314 · Mercyi madame Gampan, madame Lolmm, Iléiccqucs, etc · texte numérisé non relu

Mercyi madame Gampan, madame Lolmm, Iléiccqucs, etc

60 LB JARDIN ANQLAIS.

d'Artois élail le seul qui ne fùl pas affligé de cet excès de graisse dont Mario-Josëplic do Saxe avait épaissi le sang des Bourbons. C'était un joli homme, élégant et très adroit à tous les exercices du corps ; mais un défaut de conformation qui tenait sa bouche ouverte nuisait à l'expression de sa physionomie. « Ardent, hautain, inconsidéré*, » on le trouvait mêlé à toutes les nouveautés, toutes les folies, toutes les débauches du siècle. Il plaisait cependant par la vivacité ot la franchise de son caractère. Mercy déplore l'indulgence que Marie -Antoinette témoignait pour ce prince qui l'amusait, mais qui pouvait la compromettre*. — Quant aux princesses do Savoie, l'ambassadeur d'Autriche les déprécie outre mesure pour faire valoir à leurs dépens son archiduchesse. La comtesse d'Artois, toute petite, blonde, au teint blanc et rose, aux traits délicats, avait un nez un peu long et effilé qui lui donnait un air agressif; elle était cependant tout à fait inoffensive et se faisait aimer par sa charité et sa bienveillance. Madame passait pour être plus piquante; brune, avec de grands yeux noirs, elle était intelligente et sérieuse. Sa conduite prudente, réservée, contrastait avec les allures plus tapageuses de la reine, qui eiU gagné à se modeler sur sa belle-sœur'. Nous les verrons a(^ec leurs maris, et plus tard madame Elisabeth, fréquemment invitées h Trianon. — Mesdames tantes étaient des princesses intelligentes, lettrées, aimant les arts. Elles vivaient sous la domination de l'ainée d'entre elles, madame Adélaïde. Celle-ci avait de l'esprit, sans aménilé, des allures brusques, presque masculines. « KUe était énergique et volontaire;... à mesure qu'elle avançait en i\ge, elle devenait plus vaine et plus impérieuse. » Madame Victoire avait été belle. Elle se montrait gracieuse et aimable et se faisait aimer de tous ceux qui l'approchaient; elle était très dévote. Quant à madame Sophie, c'était une personne tout à fait insignifiante, timide, sauvage et « com-

f. Mercy, 11, 94.

2. Mercy, 11, 324. Voy. aussi : Bésenval, madame Campan, llézecques, etc.

3. Mercy, madame Campan, la baronne d*Oberkircli, madame Lcbnm, etc.

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