‹ Le Petit-TrianonChapitre 67 sur 314 · LB JEU DB BAOUB · texte numérisé non relu

LB JEU DB BAOUB

la comtesse de Noailles : madame V Etiquette, disait la reine, madame Honesta*, répétaient les femmes du palais. Cette dame d*honncur était un peu trop attachée peut-être aux détails du cérémonial ; mais ses grandes manières et sa haute réputation de vertu imprimaient h tout Tentourage de la reine un caractère de régularité et de respect, que la princesse de Cliimay, modèle ellemême de vertu, mais trop faible, ne saura pas lui conserver.

Parmi les dames qui venaient à Trianon en 1775, il faut citer la comtesse de Dillon'; mais Tengouement de Marie-Antoinette pour elle fut éphémère. Au mois d'aoAt, elle était déjà supplantée par la ce jeune comtesse de Polignac, pour laquelle la reine se prit d'un goAt bien plus vif que ne Tavaient été les précédents'.» C'est elle qui deviendra sa compagne préférée, son amie, le centre de ce cercle intime qu'elle appellera » sa société » et dont les habitués seront jusqu'à la fin ses hôtes favoris à Trianon.

Cependant, voyant qu'elle ne pouvait rien tirer deTurgot qui, loin d'être disposé à augmenter les dépenses de la cour, étudiait alors les moyens de les restreindre \ Marie-Antoinette finit par se plaindre au roi. Qui peut dire ce que, quelques mois plus tard, pèsera, dans la disgrâce du ministère Turgot-Malesherbes, et, par suite, dans les destinées de la royauté et de la France, le retard apporté h l'exécution du jardin anglo-chinois de Trianon*? En attendant, Louis XVI qui ne savait rien refuser a sa jeune femme donna des ordres formels au contrôleur général des finances. Un crédit de 100,000 livres fut en conséquence misa la disposition du directeur des b&timents par ordonnance du 22 août 1775*, et les travaux recommencèrent h l'automne. On

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