‹ Le Petit-TrianonChapitre 78 sur 314 · Tilly, 11, chap. xvu · texte numérisé non relu

Tilly, 11, chap. xvu

3. n venait défaire créer, pour le tlls de son médecin, une place de fermier général des postes, •« objet de 60,000 àSO,000 liv. de revenu annuel.»

4 Mercy, II, 477; m, SI, 94, U3.

bres du limaçon et du bocage ; maintenant on achevait la rivière. A la fin du mois, il ne restait plus qu'à construire la montagne et à creuser le lac. Toute la partie de la nouvelle enceinte située au nord-est était terminée*. Sans ôlre encore complet, puisque le temple de TÂmour sortait à peine de terre, le jardin offrait déjà des sites et des promenades agréables. La reine voulut rinaugurer par une grande fête qui eut lieu le 3 septembre.

Mercy semble n'y avoir rien vu qui méritât une mention spéciale. « Il y eut, » dit-il', « différentes sortes de jeux dans les jardins, un grand souper, illumination et spectacle. » Il fut seulement frappé de la présence du premier ministre et de sa femme. « Les ministres du Roi non plus que leurs épouses ne sont jamais appelés à ces parties; mais, dans celte dernière occasion, le comte et la comtesse de Maurepas ont été invités par la Reine, et cette faveur exclusive a eu de quoi les flatter infiniment. »

Les gazettes ont fait cependant beaucoup de bruit autour de la fête du 3 septembre. Elles s'occupent déjà des préparatifs, a On a dit, » rapportent les Mémoires secrets, à la date du 26 août, « que la Reine avait arrêté avec les gens chargés de ses fêtes d'eu donner une au Roi au Petit-Trianon. Le jour était pris pour le lendemain (jour de la Saint-Louis). Il était question des choses les plus agréables, surtout de surprises flatteuses pour le monarque. Malheureusement, le Roi en a eu vent; il a su que la dépense montait à 80,000 livres. Il a trouvé cela trop cher, surtout dans un moment où, par économie, il se prive du voyage de Fontainebleau, et, pour couper court à des galanteries dispendieuses, lorsque S. M. est venue elle-même le solliciter de se rendre au Petit-Trianon, il l'a refusée impitoyablement, ce qui a sensiblement affligé la Reine. Le motif est si beau, si extraordinaire dans un prince de cet âge, que la bouderie de S. M. ne durera sûrement pas, et qu'elle profitera de la leçon pour mettre plus d'épargne dans ses plaisirs. »

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