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Madame Canipan, 1, cliap. iv

2. Mercy, II, 76. Les promenades noclumes iruvaienl pas encore eu lieu. Elles devaient commencer cet été même, après le départ de Joseph 11. Mercy, U, 113.

06 LE JARDIN ANOLATS.

Le duc do Coigny ' », dil un contemporain', « n*élail pas un très bel homme, pas un liomme de beaucoup d'esprit. Il avait mieux que cela : un excellent maintien, un ton exquis, une belle tournure, une raison simple et juste, du calme et de la politesse, un cœur droit que Télévation n'avait pas corrompu, que la faveur n'avait point gâté; aimé de tout le monde, il ne haïssait personne. » Il avait alors quarante ans. Maréchal de camp, colonel général des dragons, gouverneur du château de Choisy, premier écuyer du roi, récemment décoré de Tordre du Saint-Esprit, le duc de Coigny occupait à la cour une position considérable. Il était, rapporte madame Campan, « aussi bien vu par le roi que par la reine. » Mercy l'accuse d'abuser de son influence pour a extorciuer de cette princesse des grâces qui occasionnaient des plaintes continuelles dans le public*. » La faveur grandissante do la comtesse de Polignac lui portait ombrage, et, à ce moment môme, il s'était « déterminé h la fronder et à chercher de la rendre suspecte à la Reine. » C'est par là sans doute qu'il s'attira la bienveillance de l'empereur sur lequel la comtesse avait produit une assez mauvaise impression \

Joseph II partit, le 30 mai, entre onze heures et minuit. Les adieux « furent très attendrissants pour la Reine qui se fit violence pour cacher une partie de son trouble. » Mais elle avait voulu « trop |)rendre sur elle pour garder bonne contenance ; » et, après le départ de l'empereur, « elle eut le même soir des

1. Prançois-llenri de Franquelol, duc de Coigny, iié à Paris eu 1737. Sou (ils, Frau^^ois-Mane-Casimir, avail éiH)uso, en 1775, uiadeuioiselle de Coullaiis d'Anueulières, une des plus cliariuanles persouues de la sociélé d*alors, d'uu esprit vir, piquant, sans aigreur, avec beaucoup de grâce el d'élégance. Muiie-Antoinette disait d'elle : «« Je suis reine à Versailles; c*esl madame de Coigny qui est reine à Paris. • On a d'elle une coirespoudance inédite tout Ji fait remarquable, dont M. Paul l^acroix, au moment de sa mort, préparait la publication.

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