CeUe peinture fui exécutée par Boquet, décorateur
if s LB JARDIN ANGLAIS.
pas moins de cinq modèles pour ce motif qui, en fin de comple, ne fut point agréé. Ou pensa ensuite à figurer Apollon au moment où il saisit Daphné qui se métamorphose en laurier; les lumières devaient sortir des feuilles de Tarbre. Enfin, on se fixa à deux groupes en plâtre, de deux femmes chacun, remarquablement gracieux, il faut en convenir. Elles portent d'un geste élégant un grand cornet garni de soleils, de roses, de lis, étages en girandole, parmi lesquels brillaient quatre-vingt-onze flammes de bougies*.
Un grand réverbère mobile, en cuivre argenté, de vingt-et-un pieds de long sur dix pouces de haut, fut placé le long de la rampe de Torchestre qui était éclairé lui-même par seize chandeliers*. Sur la scène, Boullet, machiniste et inspecteur des théâtres du roi, construisit un appareil de machines aussi complètement outillé que possible*.
Enfin, au mois de juillet 1779, le peintre Lugrenée termina le plafond de la salle qui représente Apollon dans les nuages, accompagné des Grâces et des Muses, autour desquels voltigent des Amours tenant des fleurs et des flambeaux, et le théâtre fut prêt & être livré aux acteurs \
i. On retrouve uo motif semblable dans Torguc de Sainl-Sulpice, à Paris.
2. Des réverbères furent disposés sur la scène i>our éclairer les décors, et on mit dans les corridors 21 lanternes en verre.