coûta 22,078 liv. iU s. H d
4. Ce Ubleau fui payé 0,600 livres. 0(1875, i877-81, 1883, 1881, 3056 et
dame Elisabeth. Madame cl le comte d'Artois, qui s'étaient séquestrés avec elle pendant sa maladie « et lui avaient marqué un attachement et des soins auxquels Sa Majesté avait été très sensible, » devaient y venir une partie de la journée. « L'abbé de Yermond n'avait pas suivi sa souveraine, » mais il était convenu qu'il se rendrait à Trianon une ou deux fois la semaine*. La suite de la reine était fort nombreuse : toute sa maison l'accompagnait; et comme le petit château et ses dépendances ne suffisaient pas à contenir tout ce monde, on l'avait logé à Trianonsous-Bois*.
Mercy était assez inquiet de la tournure que prendrait co voyage. Pendant sa maladie, Marie-Antoinette, privée de la compagnie de la comtesse de Polignac, retenue en son hdtcl par le même mal, avait été prise de l'étrange fantaisie, à laquelle le roi eut l'inconcevable faiblesse d'acquiescer, de se faire garder par quatre courtisans : le duc de Coigny, le duc de Guines, le comte Ësterhazy et le baron de Besenval, à l'exclusion des dames du palais et de toutes les charges de sa maison, la dame d'atours et la dame d'honneur étant seules admises pendant quelques instants. iA*s messieurs s'étaient établis h d(;nieure dans la chambre de la reine, n'en sortant que pour |)rendre leurs repas. Ils avaient même prétendu y passer la nuit, et Mercy eut beaucoup de peine à obtenir qu'ils se retirassent de onze heures du soir à sept heures du matin. 11 faut dire que Madame, le comte d'Artois et la princesse de Lamballe restaient en même temps auprès de la reine. On imagine ce qu'un arrangement si singulier excita de murmures et de plaisanteri(^s. On mettait, dit Mercy', en question « quelles seraient les quatre dames choisies pour garder le Roi au cas où il tomberait malade. » De leur côté, les quatre nouvelles femmes de chambre de la reine lui suggérèrent dans leurs
i. Mercy, III, 30o, 3tG.
2. Mercy, III, 30i. On lit gaixler par deux suisses la partie du jardiu français qui avoisine le Grand -Trianon. Archiv. uat. DM 876.