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bclk avait un pelil rôle de comparse. Tout le monde connaît le sujet de cette comédie. C'est une marquise ennuyée dans son cliAteau, un jour do pluie, qui fuit mouler chez elle un officier qu'elle voit passer à cheval sur la route, l'invite à diner et, sur le point d'être surprise avec lui à table par le marquis rentré inopinément de la chasse, renferme dans un cabinet. Jouant alors avec la jalousie de son mari qu'elle excile et apaise à son gré, elle l'amène à refuser lui-même la clef de ce cabinet qu'il avait d'abord réclamée impérieusement, et à se mettre à ses genoux pour lui demander pardon. Ce n'était pas ce rôle difficile, même pour une comédienne de profession, que jouait la reine, mais celui d'une soubrette au service de madame de Clainville, non pas de ces soubrettes éveillées qui ont de l'esprit comme quatre et qui tiennent les fils de tous les imbroglios, mais d'une petite suivante ingénue, très effrayée de l'audace de sa maltresse et en admiration devant son esprit. Le spectateur devait éprouver une impression de surprise en entendant la reine de France débuter par ces mots : « Nous nous plaignons, nous autres domestiques..; » puis en la voyant, quelques moments après, brodant des manchettes pour le valet Lafleur, qui outre une serviette sur le hras. Il est vrai que Lafleur était M. lo comte d'Artois, laquais fourbe d'ailleurs, « qui reporte chez madame ce qui se passe chez monsieur, » et qu'on finit par mettre dehors.
Le Roi et le Fermier^ comédie mêlée d'ariettes, est assez faible. Jouée cependant dans ce lieu et par des courtisans, cette pièce offrait un spectacle piquant. Il s'agit, en effet, d'un roi égaré à la chasse et recueilli par un fermier qui, ne reconnaissant point son hôte, fait devant lui la satire de la cour : « Qui peut vous « en avoir tant appris, » lui dit le roi. — « Ma foi, » répond Ri- « chard, « j'ai un peu couru, j'ai vu. Tenez, nous parlions d'un a roi; j'ai vu re qu'un roi n'<^st pas toujours à portée de voir. -^ « Quoi? — Des hommes. » Jenny, amoureuse de llichard, est une petite bergère qu'un seigneur libertin a tenté d'enlever et qui s'est tirée de ses griffes. Quant à Rustaut, dont le comte d'Ar-
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la feinte jusqu'au bout. Mondor est bafoué , mais il est beau joueur, et il espère une revanche après les désenchantements du mariage.
Expliquera, morbleu, les femmes qui pourra ! L*amour me les ravit... riiymeo me les rendra.
Le rôle d'Angélique est charmant et de beaucoup le meilleur de ceux qui pouvaient échoir à Marie-Antoinette pendant cette campagne thé&trale.
Voilà où en était la troupe de Trianon, lorsque Hercy, dans sa dépèche du 16 août, parlait du projet de jouer des comédies de société. Il est vrai que, dans sa note secrète du même jour & l'impératrice, il ajoute : « Depuis que mon très humble rapport est écrit, il y a eu une première représentation du spectacle de Trianon. M. le comte d'Artois y a exécuté un rôle, et la règle de n'admettre aucun spectateur a été strictement suivie. Le Roi s'y est fort amusé et ne parait nullement pressé de se retirer & son heure ordinaire. » Mais il est aisé de voir que l'ambassadeur en dit le moins qu'il peut. Mario-Thérèse, on le devine, n'approuve pas sa fille. c< Je crois bien, » répond-elle le «il août', « que, malgré les soins que vous employez à faire niellre toul l'ordre et toute la décence possibles dans les spectacles de Trianon, vous ne les goûtez pas trop. Je suis de votre avis, sachant par plus d'un exemple que d'ordinaire ces représentations finissent ou par quehiue intrigue d'amour, ou par quelque esclandre. » Cependant, elle parait en prendre son parti, car elle n'insiste pas.
Durant ce temps, la reine et sa troupe répétaient l'Anglais à Bordeaux^ de Favarl*, ai le Sorcier*, de Poinsinet. Ces deux pièces furent représentées le 6 septembre. L'Anglais d Bordeaux^ composé pour célébrer la paix de 1763, était redevenu de circonstance