‹ Le Petit-TrianonChapitre 98 sur 314 · II · texte numérisé non relu

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4. Un genre nouveau, le proverbe, avait été créé pour ces théâtres de société. Carmontelle en publia 8 volumes in-8*, en 1783. 11 fut imité par DazÎDcourt, madame de Genlis, le vicomte de Ségur et un grand nombre d'auteurs et d'amateurs.

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d'autres au besoin. La Reine est jusqu'à présent fort décidée à n'admettre h ces amusements d'autres spectateurs que le lloi, les princes et princesses royales sans aucune personne do leur suite. Les dames du palais, pas m6me les grandes charges chez lu Reine, ne seront exceptées de cette exclusion; il n'y aura dans le parterre du théâtre que les gens de service en sous-ordre, comme femmes de chambre, valets de chambre, huissiers, qui se trouveront alors à Trianon à raison de leur service momentané. Si cette règle est strictement maintenue, elle écartera sans doute la majeure partie des inconvénients. La Reine a daigné m'en parler fort au long, et j'ai tâché de la fortifier contre toutes les demandes et sollicitations contraires à son plan, en lui exposant différentes remarques qui en établissent la nécessité. J'ai quelque regret an projet dont il s'agit; mais ne pouvant pas on détourner l'exécution, j'ai dû me borner à t&cher de faire adopter les modifîcations les moins nuisibles. Je ne prévois pas d'ailleurs que cet amusement puisse être de longue durée; entre temps, le Roi, qui semble y prendre un peu de goût, aura ce motif de plus pour être avec la Reine. Le temps nécessaire pour apprendre les rôles, pour les répéter, deviendra une forte diversion contre le jeu, et les représentations mettront obstacle aux promenades du soir'. » Que dites-vous de l'exactitude et de la fidélité du correspondant? Sa dépèche est du IG août. A la lire, on en est aux préparatifs, au projet; il n'y a encore rien d'exécuté. Ëh bien! quand il écrit, la reine a déjà joué la comédie deux fois, le !•' et le 10 août.

Voici ce <iue dit (irinim de la première représentation : « Les spectacles donnés, ces jours passés, dans la jolie salle de Trianon, intéressent trop l'honneur et la gloire de M. Sedaine pour ne pas nous permettre d'en conserver le souvenir dans nos fastes littéraires. On n'a jamais vu, on ne verra sans doute jamais le Hoi et le Fermier, ni la Gayeure imjïrévue^ jonés pur A^ plus augustes acteurs, ni devant un auditoire plus imposant et

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