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cette recrudescence ? Elle est à notre avis tout aussi naturelle que l'était la faible mortalité des six premiers mois. Pour beaucoup d'enfants, c'est la période de la première dentition et le travail de la dentition est, au dire de plusieurs médecins, plus pénible et plus dangereux ici ; car l'excitation nerveuse dont il est la cause, au lieu d'être calmée par une température modérée ou fraîche, est rendue plus vive et plus maladive par son élévation constante ou sa brusque exagération sous le souffle du sirocco. C'est aussi pour quelques-uns d'entre eux la période de sevrage, c'est-à-dire celle où les maladies d'entrailles très fréquentes deviennent parfois mortelles quand on ne prend pas les précautions nécessaires pour assurer l'adaptation progressive des intestins du nourrisson à une alimentation autre que le lait : combien de bébés sont-ils aussi emportés à cet âge encore si tendre par les convulsions !
Malgré le relèvement de la mortalité infantile algérienne au cours de ce second semestre, la dîme mortuaire de la première année n'est pour la période décennale considérée que de 15,87 ; sur 100 enfants nés vivants, il n'en reste plus à la fin de l'année que 84 à 85. Or, vingt ans auparavant, la France n'en conservait que 83 à 84 ; et en admettant que quelques progrès aient été réalisés, elle ne doit pas en conserver actuellement beaucoup plus que sa colonie méditerranéenne. Et si, après avoir ainsi calculé la mortalité de la première enfance, on se reporte aux affirmations si pessimistes des médecins de 1850, on ne sait de quoi s'étonner le plus, ou de l'exagération des idées préconçues de ces théoriciens, ou de la diminution de la dîme mortuaire.
Nous donnons deux tableaux de ces décès du premier
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