à 5.549.172 — 2.1 p. 100 dans les petites villes
31.305.977 à 33.143.421 — 0.6 p. 100 dans les autres localit.
En France, parmi toutes les villes ayant actuellement plus de 20 000 habitants, aucune n'avait en
1801 une population plus nombreuse qu'au dernier recensement de 1881. L'accroissement survenu dans la population profite surtout aux grandes villes. Paris, entre autres, a vu le nombre de ses habitants quadrupler dans l'intervalle des années 1801 à 1880, en passant de 546856 à 2 210000 âmes. A Lyon, l'augmentation a été de 109500 à 342 815; à Marseille, de 111 130 à 318 868. Fait-on la somme des 82 villes françaises comptant actuellement plus de 2000 habitants pour comparer la population de ces villes en 1876 à leur population en 1831, on constate un accroissement de 2290 000 à 6236 700 personnes, de manière à tripler en soixante-quinze ans. Pour les villes de France ayant de 2000 à 20000 habitants, l'augmentation s'est élevée dans le même temps de 3834163 à 5723 991 habitants, tandis que la population des communes rurales avec moins de 2000 habitants s'est réduite de 25 877 200 à 24 945 064. A raison de 100 habitants en 1831, la population de la France s'est élevée en 1876 dans la proportion de :
219 dans les grandes villes,
149 dans les petites villes, pour descendre à 96 dans les campagnes.
De même, en Allemagne, les villes rurales ou les communes de 2000 à 5000 habitants accusent une diminution sensible résultant d'un déplacement vers les centres les plus peuplés et les grandes agglomérations. Sur 1832 de ces communes rurales existant au 1 er décembre 1875, environ 490 ont subi une diminution de population par rapport au recensement précédent de 1871. Le mouvement des campagnes vers les villes continue à s'accentuer depuis sur
toute l'étendue de l'empire, quoique moins intense depuis 1880, où Berlin et Cologne sont seuls en progrès par rapport à la période précédente de 1875 à 1880, l'augmentation annuelle à Berlin dépassant maintenant 3 pour 100, comme Francfort-sur-le-Mein et Leipzig pendant la période antérieure. Voici d'ailleurs la proportion d'accroissement des villes allemandes qui comptent plus de 100 000 habitants :
Population En 1880. En 1885.
Augmentation annuelle pai
rlOOhab.
Do 1867 ù 1875. De 1875 à 1880. De 1867 à 1 88;
Berlin
Hambourg.
Breslau
Muiiich
Dresde....
Leipzig ...
Cologne...
Kônigsberg.
Francfort..
Hanovre...
Stuttgard..
Brème
Dantzig . . .
Strasbourg..
L'augmentation de la population des grandes villes dépasse considérablement l'accroissement normal , mais elle ne répond pas à une fécondité plus grande, à un développement de natalité. La natalité et la fécondité sont, au contraire, plus fortes à la campagne que dans les villes. Gela ressort de la comparaison des familles urbaines avec les familles rurales, les premières étant plus nombreuses que les secondes. D'un recensement à l'autre, le nombre d'individus, ou plutôt la proportion des habitants vivant en famille,
diminue. Ainsi, dans les grandes villes, avec plus de 100000 habitants, nous voyons sur 1000 individus :
En 1871. En 1880.
Vivant en famille 940 934
Isolés 15 15
Dans des établissements publics.. 45 51
A la campagne, la proportion des individus isolés est moindre que dans les villes. Dans tout l'empire le nombre des ménages et celui des personnes vivant isolément a été, d'après les trois derniers recensements :
Années. Ménages en familles. Individus vivant seuls
En 1871, une proportion de 97 pour 100 de la population vivait en famille ou formait ménage dans toute l'Allemagne . Presque partout cette proportion semble avoir diminué au détriment de la vie de famille et sous l'influence de la loi sur la liberté de domicile, dont les effets sont encore accentués davantage par le développement des chemins de fer. Avec les chemins de fer et la liberté de domicile, les liens de la famille se sont relâchés beaucoup. La fécondité des mariages diminuera par suite de déplacements plus fréquents. Lors des recensements de 1871 et de 1880, le nombre d'individus comptés par ménage s'est présenté comme suit pour les différentes parties de l'empire :