CHAPITRE III
En Chine, on ne construit pas sa maison à sa guise ; l'art de l'architecture n^est point une profession où Tartiste n'ait d'autre règle que son goût et les nécessités pratiques de la construction. L'homme qui veut édifier une demeure, est, en cela comme en tout le reste, soumis aux rites anciens consacrés parles lois modernes.
Il y a donc pour la construction de la maison chinoise une série de règles qui ont leurs sources dans les conceptions que le peuple aux cheveux noirs se fait, et de la vie, et du principe de la vie. C'est-à-dire que, dans son esprit, la disposition de la maison doit avoir un caractère religieux.
Sans doute, tous les Chinois ne peuvent vivre dans la vraie maison construite conformément aux rites antiques ; malgré les prescriptions canoniques et les menaces des lois, la nécessité, plus forte que le respect des traditions sacrées, oblige les pauvres à demeurer quelquefois dans