PREFACE XI
En tous pays^ les esprits élevés croient^ avec Confucius^ « qu* il faut s'affliger de ne pas connaître les hommes » et ils trouvent bon que Von cherche à les faire moins s'ignorer les uns les autres^ dût-on révéler leurs défauts^ afin que^ mieux instruits de ce qu'ils sont, ils puissent plus facilement se faire les mutuelles concessions nécessaires à la bonne harmonie de leurs rapports.
Nous osons espérer que ce modeste ouvrage apportera sa contribution à cette entreprise. Il VLa d'autre prétention que dÛétre une peinture du peuple chinois tel qu! il nous est apparu à travers les monuments de sa littérature.^ de son histoire et de sa législation .
Plus d'un trait des mœurs ^ plus d'une disposition des lois chinoises pourront choquer la manière de voir des Occidentaux ; ce sera alors, pour le lecteur^ le cas de se rappeler que^ se prendre soi-même comme règle de la perfection absolue est une mauvaise méthode critique^ et de penser que le peuple chinois^ tout comme les autres peuples^ a le droit d' appliquer à ses institutions le mot célèbre dans lequel Pascal a condensé U infirmité des vues humaines lorsqu'il dit : « Vérité en deçà des Pyrénées^ erreur au delà ».