I.B l'KirPLE IIU VALAIS
riques. Il est vrai de dire que, depuis une série d'années, ie régime économique de ces populations tflnd à se modifier arec une certaine rapidité, en particulier sous l'aetion de ce que les Suisses appellent avec un cynisme bon enfant 1' a Industrie des Eltrangers ». Mais si générale que soit devenue l'invasion du tourisme, ses résultats sociaux ne se sont encore manifestés qu'à demi parmi ce peuple voué à son sol, à sa foi, à ses coutumes, à ses traditions. C'est tout juste si l'on peut dire que le bloc formé de ces éléments premiers est de plus en pins menacé de s'ébréeher. Le vrai touriste, qui aime à trouver son hospitalité dans un cadre original et pittoresque, approuve presque toujours cette répugnance du Valaisan à sacrifier aux usages exotiques et, les protestants suisses eux-mêmes, de qui on connaît le zèle prasélytique, se résignent à fouler ce sol catholique sans chercher visiblementàypropager leur doctrine.
En effet, quelque progi-ès que fasse de nos jours, grâce au développement des moyens de communication, l'industrie des étrangers, elle demeure à Tétat de " spécialité », intéressant tout juste un nombre fort restreint d'indigènes de chaque vallée, et elle n'a pu parvenir encore qu'à jeter une ombre flottante sur la simplicité de la vie sociale d'autrefois. C'est que, pour la plupart des stations alpestres, la saison est extrêmement courte ; tel qui soii en juin de la routine de la vie locale pour loger, nourrir, transporter ou guider le touriste, rentre généralement, dès la mi-septembre, dans son train de vie normal. Notons en outre que cette industrie n'est pas même devenue une cause appréciable d'émigration, car, si quelques-uns s'en vont étudier ailleurs ses menus secrets et ses refHtiements, c'est, ou pour se laisser submerger dans la vie d'une cité lointaine, ou pour venir en hâte les expérimenter pour leur compte dans la vallée natale, fût-ce au grand lisque d'y échouer.
Tant que les autres menues industries locales demeureront, à peu de chose près, limitées à une manutention des produits indigènes indispensables, ou aux échanges intérieurs grâce
auxquels on varie un peu son bien-être, il sera encore permis de considérer le peuple du Valais comme tout entier voué à VÂrt pastoral. En effet, sur mille Valaisans il en est près de huit cents qui tirent directement leur subsistance du sol, et les cités elles-mêmes demeurent « paysannes « en grande partie. On peut même dire que la progression de la production agricole continue à suivre celle de la population, puisque la proportion improductive des 5247 kilomètres carrés de la superficie du pays, qui était de 75 °/a au commencement du XIX' siècle, est presque descendue à 50'/" aujourd'hui.
Je vais maintenant, par une revue méthodique des faits sociaux, m'efforcer de rechercher pourquoi ce peuple est ce qu'il est, c'est-à-dire tâcher à dégager les raisons qui ont concouru à le couler dans son moule et à lui donner ces formes sociales par lesquelles il se distingue des habitants d'autres pays et surtout de ceux des autres régions montagneuses. ,
Pour conduire cette longue étude, que vient compliquer encore la diversité des races qui ont influencé le peuplement du pays, j'ai adopté la méthode d'observation de la Science sociale que M. Edmond Demolins a si remarquablement appliquée aux types sociaux divers d'une grande partie de la France. C'est la même nomenclature qui a préside à l'ordonnance de cette œuvre et le tableau synoptique qui suit en va résumer les parties essentielles.
Un dernier chapitre, consacré à l'histoire de la race, nous révélera, d'une part, ce que ces différents faits sociaux, combinés avec la succession des événements, ont fait de cette race autochtone à travers les temps passés, et, de l'autre, il nous permettra de déduire ce que la même race peut avoir à entreprendre ou à accomplir si elle compte conserver sa prépondérance dans son propre pays, au moment où il va êti-e livré plus que jamais au contact de courants sociaux différents.
RÉPARTITION DU SOL ET Dl
Les principales variétés de la race dans l'ordre où elles i
f varMI^. — Vall6ei de Vill^i ConohM, de LoBtaohen et i dllIleE.
Type s'sgipujrant UDl(iueinïn< • sur l'art iieslorni el le coniluerca de Sïs produits.
ï" variété. — Vallëee d'AnnlTlera, de Vlèoe. d'Entremont. d'HiT«nH, coteaux moyens de IB Vallée du IUi6ne.
I rar
m appliquant l'initlalive au sol afln (l'en Urer drs produclions
faciles à êcliatiHer.
Type s'applIquaDi à l'i talion du pays par les ca
litiérales, li
pBKfs sur les plalea Bilans sa perlent^ ai
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blé. du eetgh; de la pomme I
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